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Cours d'eau

Lévis poursuit la caractérisation de ses berges

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Plusieurs réglements sont en vigueur afin d'assurer la protection des bandes riveraines et des cours d'eau. Photo : Catherine D'Amours

20 août 2026 07:51

Depuis l’été 2025, la Ville de Lévis a débuté le processus de caractériser les bandes riveraines de ses cours d’eau. Possédant plus de 300 cours d’eau sur son territoire totalisant 850 km linéaires, la Ville souhaite également sensibiliser les citoyens à la bonne conservation de ces milieux.

Encore une fois cet été, ce sont deux stagiaires qui ont été engagés par la Ville pour effectuer la caractérisation. Au terme de la saison estivale, ceux-ci auront visité près de 400 résidences dans l’arrondissement Chutes-de-la-Chaudière-Est. L’an dernier, ce sont 500 demeures ayant une bande riveraine qui ont été visitées dans le secteur Chutes-de-la-Chaudière-Ouest. 

Sur place, ceux-ci vérifient la largeur de la bande riveraine, la présence d’arbre, de végétation naturelle et plus encore afin d’établir la caractérisation de la bande. 

«Plus il y a de végétations naturelles, mieux c’est pour l’environnement. Il y a une meilleure protection des sols, ça fait de l’ombrage et ça favorise la biodiversité de la faune et la flore», explique Jérôme Bérubé, conseiller en environnement à la Ville de Lévis. 

Selon la réglementation du ministère de l’Environnement, une bande riveraine adéquate devrait être d’une largeur de 10 à 15 mètres selon la pente du terrain. Celle-ci ne devrait pas être tondue sur cette largeur. La présence d’arbres est également bénéfique à la protection de la bande.

Depuis le début de l’opération de caractérisation, les stagiaires sur le terrain prennent également le temps de parler avec les citoyens afin de les sensibiliser aux bénéfices de conserver une bande riveraine naturelle. 

«Des fois, il y a des gens qui ne sont pas au courant de ces normes. Juste d’en parler ça peut sonner une cloche. Il y a des citoyens qui associent les herbacées naturelles à du mauvais entretien de leur terrain, mais ce n’est pas le cas pour l’environnement», poursuit Jérôme Bérubé.

Réalisant cette opération pour une première fois, Maxime Mercier est l’un des stagiaires qui étaient sur le terrain cet été. 

«Dans la majorité des cas, les gens sont compréhensifs. Ils vont écouter ce qu’on dit et vont regarder quelles sont les recommandations qu’on suggère. Souvent, c’est de trouver des compromis. Ce qui va arriver parfois, c’est qu’il y a des propriétaires que ça fait 30 ans qu’ils sont là et ça fait 30 ans qu’ils vont avoir tondu leur bande riveraine. Ils aiment leur vue sur le cours d’eau, ils veulent la garder et, des fois, ils vont être plus réticents à faire un changement. Ça reste du cas par cas, mais globalement, il y a une assez bonne ouverture», mentionne-t-il.

Les stagiaires ont également pu rapporter la présence de plantes envahissantes sur les terrains de certains citoyens, tel que la renouée du Japon ou l’impatiente glanduleuse. 

La caractérisation des bandes riveraines devrait se poursuivre l’été prochain dans l’arrondissement Desjardins. Au terme de ces trois années, toutes les bandes riveraines n’auront pas été visitées par les stagiaires, mais la partie évaluée devrait donner un portrait global à la Ville de Lévis. 

«Avec le portrait, on va éventuellement être capable de voir s’il y a des zones problématiques pour établir un plan de match», conclut Jérôme Bérubé

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