«La Ville de Lévis prend part à la démarche de consultation dans le cadre des États généraux sur les coûts et le financement des infrastructures municipales pour lancer un message clair : les municipalités du Québec font face à une pression sans précédent en matière d’infrastructures. Et elles ne pourront pas relever seules les défis occasionnés par cette pression financière grandissante. Lévis n’est pas un cas isolé», a partagé Steven Blaney.
Le premier citoyen maintient que les villes, dont Lévis, doivent «composer avec des infrastructures vieillissantes, des obligations gouvernementales grandissantes, une explosion des coûts de construction et une capacité limitée de payer des citoyens». Il cite notamment en exemple les investissements majeurs requis pour les stations de traitement des eaux usées.
Ainsi, la Ville de Lévis a déposé un mémoire afin de «proposer des solutions concrètes pour assurer un financement municipal plus viable, prévisible et adapté aux réalités actuelles».
Parmi les recommandations que nous retrouvons dans ce mémoire, il y a la révision des exigences réglementaires applicables aux infrastructures municipales pour évaluer les impacts financiers cumulés, réduire les déboulements et favoriser une approche davantage fondée sur le risque, la performance et les résultats recherchés
On y propose aussi d’accompagner toute nouvelle exigence contractuelle, administrative ou réglementaire d'une analyse des coûts applicables aux organismes municipaux et de réviser les processus d’approbation ministérielles pour minimiser les coûts et délais et accélérer le chantier sur les règles de financement des municipalités prévu dans la feuille de route de la déclaration de réciprocité concernant le nouveau partenariat entre le gouvernement du Québec et les gouvernements de proximité.
Il est aussi recommandé de redresser les enveloppes gouvernementales dédiées aux infrastructures municipale, de s’appuyer sur les plans de gestion des actifs réalisées par les municipalités et de regrouper l’ensemble es sommes gouvernementales dédiées aux différents aspects des infrastructures dans un seul programme.
Enfin, la dernière recommandation est d’accroître la flexibilité offerte aux municipalités pour qu’elles puissent recourir à des modes de financement alternatifs et envisager un apport de partenaires externes.