Manque de sécurité pour les aînés
Alors que la salle du conseil était bondée pour cette séance du conseil, des représentants de groupes d’aînés ont pris la parole à tour de rôle afin de demander plus de sécurité.
D’abord, une représentante de la FADOQ de Pintendre s’est présentée pour obtenir des réponses à la suite du dépôt d’une pétition de 140 signatures datant de 2024 et demandant l’agrandissement du stationnement de l’Édifice Gérard-Dumont.
«Le manque de place actuel compromet gravement l’accessibilité à nos activités et pose des risques importants pour la sécurité de nos aînés», a indiqué la citoyenne, dont les dires ont été appuyés par le conseiller du district, Éric Nadeau.
Ensuite, une lettre rédigée par les résidents du bâtiment de Mission Unitaînés a été déposée. Cette dernière indique que «la configuration actuelle du boulevard Guillaume-Couture présente des risques importants pour les piétons. L’absence de passage piéton sécurisé ou de feu de circulation à proximité immédiate oblige les résidents à traverser une artère comportant cinq voies de circulation».
Puis, Mélanie Pineault, directrice de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées de Lévis, a abordé dans le même sens pour les résidents de l’Aubier. Elle indique que ces derniers «ont de longs détours par la route du Président-Kennedy et il y a un manque de passage piétonnier sécurisé pour traverser le boulevard Étienne-Dallaire».
De son côté, le premier citoyen a répondu que le conseil est «en train de préparer le plan pour les investissements pour les cinq prochaines années» et plusieurs projets ont été placés «dans le frigo», tels que ceux mentionnés.
Relocalisation de locataires sur Saint-Joseph
Les élus ont ensuite mandaté l’Office municipal d’habitation (OMH) de Lévis pour relocaliser les locataires de quatre bâtiments totalisant 13 logements du parc immobilier de la rue Saint-Joseph afin «d’optimiser le potentiel de développement».
Acquis en 2021 par la Ville, l’objectif initial était de permettre la réalisation d’un projet de logements sociaux et abordables, tout en contribuant à la revitalisation du secteur. Des expertises structurales ont été réalisées récemment et ont révélé que «la plupart d’entre eux sont dans un état de vétusté avancé».
Les documents de la Ville soulignent «qu’il est envisagé de réaliser environ 24 logements du côté sud de la rue Saint‑Joseph et 40 logements du côté nord». Pour la relocalisation des locataires, la démolition des immeubles s’il y a lieu et la décontamination des sols, un montant maximum de 500 000 $ sera utilisé.
Une aide financière qui divise
L’octroi d’une aide financière a ensuite soulevé un certain débat au sein du conseil.
L’un des points à l’ordre du jour touchait le versement d’un montant de 200 000 $ entre 2026 et 2030 à la Chaire de recherche sur l’arbre urbain et son milieu (CRAUM) de l’Université Laval.
«Les citoyens de Lévis paient des taxes municipales pour que la Ville entretienne ses routes, ses infrastructures, ses parcs, ses réseaux d’eau, les services municipaux qu’ils utilisent au quotidien. Ils ne paient pas des taxes pour financer des chaires de recherche universitaires», a indiqué Anick Tremblay, conseillère municipale de Saint-Romuald, qui a annoncé, lors de la séance, son départ de Prospérité Lévis (PL) afin de devenir indépendante.
Jean Demers, conseiller de Saint-David et président de la Commission de l’eau et l’environnement de Lévis, a ensuite répondu que la commission qu’il préside «recommande d’appuyer cette entente, puisqu’elle s’inscrit directement dans les objectifs de ville innovante, résiliente et soucieuse d’améliorer continuellement ses pratiques».
Anick Tremblay a ensuite demandé le vote sur cet investissement. Alain Quirion et Daniel Saindon ont été les deux seuls autres élus à s’opposer au projet.
Aide financière pour le CAPJ
Les élus ont ensuite approuvé une aide financière d’un montant maximal de 150 000 $ au Centre d’aide et de prévention jeunesse de Lévis (CAPJ). Le projet vise l’adaptation de ses services d’hébergement d’urgence et d’accueil inconditionnel destinés aux personnes en situation d’itinérance, soit le 55.
La période de réalisation du projet est d’octobre 2026 au mois de mars 2027 et il s’élève à 1,6 M$.
Notons aussi que le Service d’entraide de Saint-Rédempteur aura une aide financière d’un montant maximal de 120 000 $.
Le projet consiste à rénover et adapter l’immeuble adjacent au siège social dans le but d’agrandir ses installations et de bonifier son offre de services. Il prévoit également l’aménagement d’une friperie, permettant à l’organisme de générer des revenus autonomes et de réduire sa dépendance aux sources de financement externes. Le projet est évalué à un montant de près de 950 000 $.
Espace commercial éphémère près de la Traverse?
Le conseil a également appuyé la poursuite des travaux préparatoires en vue du lancement d’un appel d’offres ou d’un appel de projets afin d’identifier un opérateur pour la mise en œuvre d’un projet d’espace commercial éphémère dans le secteur de la Traverse.
Ce projet s’inscrit «dans une stratégie globale de revitalisation et d’accroissement de l’attractivité commerciale du secteur».
Revitalisation des quartiers anciens
Les élus se sont entendus pour approuver un règlement établissant un programme de revitalisation des quartiers anciens (Vieux-Charny, Vieux-Lauzon, Vieux-Lévis, Vieux Saint-Romuald et village de Saint-Nicolas).
Visant à redynamiser certaines artères commerciales dont la vitalité économique s’est fragilisée au cours des dernières année, le programme sera sous forme d’aide financière. Un montant de 240 000 $ y sera affecté, alors que l’aide peut couvrir jusqu’à 100 % des dépenses liées à l’occupation et à l’adaptation du local commercial pour la première année.
La création d’un Fonds d’aide et de soutien aux entreprises du territoire a aussi été approuvée, laquelle a un plafond fixé à 3,5 M$. Le Fonds vise à financer des programmes d’aide remboursable et non remboursable ou d’accompagnement technique pour les entreprises situées sur le territoire de la Ville touchées par des enjeux économiques.
Les travaux sur Marie-Victorin plus coûteux
À la suite de l'ouverture des soumissions et des analyses réalisées par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) pour les travaux de sécurisation du cheminement piétonnier sur la route Marie-Victorin, entre les rues de l'Orée et des Pionniers, les coûts ont été revus à la hausse.
Ainsi, la contribution du MTMD passera de 371 000 $ à 509 000 $, alors que celui de la Ville passerait de 370 000 $ à 507 000 $.
Lutte contre la criminalité
Un montant maximal de 61 000 $ provenant de la réserve financière pour la lutte contre la criminalité servira à la réalisation d’activités reliées à la lutte contre la criminalité, telles que formations, acquisition de matériel et projets spéciaux d’enquête.
Demande de révision au comité de démolition
Alors que le comité de démolition avait refusé à l’unanimité la demande de démolition du bâtiment principal situé au 103, rue Napoléon, en mai dernier, une demande de révision de la décision a été déposée.
Ainsi, la séance d’audition de la demande aura lieu le 25 août prochain. Rappelons que, lors du rendu de décision, le comité avait indiqué «la valeur patrimoniale et de l’état de l’immeuble» comme les raisons expliquant le refus de la démolition. La décision sera ensuite rendue le 15 septembre, lors d’une séance ordinaire du conseil.
Nouvelles installations au parc Guillaume-Couture
Dans le cadre de son projet de sensibilisation à la prévention de la violence faite aux enfants, ESPACE Chaudière-Appalaches offrira un module de jeu à la Ville d’une valeur de 6 500 $ dans le parc Guillaume-Couture.
Cette installation vise à aider les enfants à connaître leurs droits et les stratégies pour se protéger, identifier des lieux et personnes de confiance et exprimer leurs émotions et amorcer le dialogue avec un adulte. Le module comprend trois panneaux, un comptoir et un banc qui favorisent les échanges entre enfants. L’installation se fera entre le 3 et le 28 août.
Mission en Europe
Alors que les élus avaient approuvé la participation de deux représentants de la Ville à une mission économique en Allemagne et en Italie du 31 août au 11 septembre, le maire de Lévis, Steven Blaney, y prendra également part.
Rappelons que la mission regroupe des entreprises souhaitant développer leurs activités en Europe et des représentants de régions désireuses d’attirer des investissements et de mettre en valeur les partenaires industriels actifs sur leur territoire.