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Troisième lien

Steven Blaney : les partis qui délaissent un bouclage périphérique «font fausse route»

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Photo : Étienne Vallières

25 août 2026 02:21

Steven Blaney, maire de Lévis, s’est adressé aux médias, le 25 août, pour réitérer son appui à un troisième lien autoroutier à l’est de Lévis. Selon le premier citoyen, un troisième lien périphérique à l’est est une «vérité incontournable».

S’il n’a pas précisé quel projet avancé par les partis politiques provinciaux dans le contexte de la campagne électorale il souhaitait voir se réaliser, le maire de Lévis a souligné que ceux-ci se devaient d’inclure un bouclage périphérique autoroutier à l’est.

«Les partis qui n’ont pas l’intention d’avoir un bouclage périphérique autoroutier à l’est desservent la région de Québec, desservent la région de Lévis, desservent l’est du Québec et font fausse route», lance-t-il.

Questionné à savoir si le Parti québécois faisait fausse route avec son potentiel projet de troisième lien via un couloir de transport collectif souterrain, Steven Blaney a répondu qu’il laissait les gens «tirer leurs conclusions».

Une opposition sceptique

De son côté, Benoît Forget-Chiasson, chef intérimaire du parti de l’opposition Lévis Force 10 (LF10), a mentionné que son parti souhaitait également un troisième lien autoroutier à l’est. Il a toutefois précisé qu’aucun projet présenté par les partis provinciaux ne convenait présentement.

«On constate que la CAQ a eu l’opportunité de présenter son projet et on est rendu au même point, donc on va se garder une gêne avant de dire qu’on appuie un tel ou tel projet. Celui du Parti conservateur du Québec semble être un projet au moins cher, au plus vite. Je ne pense pas que c’est le projet attendu à Lévis non plus. Pour moi, il n’y a aucun projet présenté qui répond actuellement aux attentes des Lévisiens», souligne-t-il.

Pour Benoît Forget-Chiasson, la priorité est que l’ensemble du conseil municipal soit sur la même longueur d’onde dans ses exigences quant à la mobilité. Selon lui, le leadership de la Ville de Lévis n’est présentement pas assez fort pour permettre au conseil d’être entendu.

«Je l’ai dit et je le redis, à Lévis, on a eu un leader sur ce dossier-là dans les 12 dernières années. Malgré ce leadership, le lien interrives n’a pas vu le jour. Je peux facilement imaginer que si on n’a pas le même niveau de leadership ou si on n’a pas cette voix forte à Lévis, il n’y a personne qui nous entend. Il faut le constater, actuellement, on n’a pas cette voix forte», lance-t-il.

Benoît Forget-Chiasson, chef intérimaire de Lévis Force 10, a remis en doute le leadership du maire de Lévis. Photo : Étienne Vallières

Quant à elle, Isabelle Lefebvre, cheffe intérimaire du parti de l'opposition Repensons Lévis (RL), a rappelé que la position de son parti demeure la même que lors de la campagne électorale municipale de l'année dernière, soit le besoin d'un troisième lien à l'est.

«On souhaite avoir un troisième lien à l'est. Que ce soit avec ou sans péage, je pense qu'on a besoin d'avoir un projet concret qui nous est présenté avec des montants et des échéanciers pour être capable de prendre une bonne décision. Je ne veux pas parler pour le maire, mais dans notre cas à nous, on doit considérer les besoins, autant de transport en commun, des automobilistes, que du transport de marchandise», répond-elle lorsque questionnée à savoir si la position du maire était trop floue par rapport aux paramètres du projet interrives.

Isabelle Lefebvre a également rappelé que la campagne électorale provinciale débutait bientôt et que son parti saisira cette occasion pour rencontrer les candidats et nommer ses intentions. Elle précise que le parti ne favorise toujours pas de positions des partis provinciaux.

«Tant qu'il n'y aura pas de projet sérieux, on ne prendra pas position», assure la cheffe intérimaire de RL.

Isabelle Lefebvre, cheffe intérimaire de Repensons Lévis, souhaite des propositions concrètes des partis provinciaux avant de juger si l'une d'entre elles est pertinente pour Lévis.

Une incertitude par rapport au transport en commun

Pour sa part, le maire de Lévis a indiqué que la population espérait de leurs élus une vision claire, tout en soulignant que le transport en commun ne devait pas être écarté.

«Je pense que les gens s’attendent de leurs élus qu’on ait une vision. Oui, on s’en va vers un troisième lien périphérique à l’est qui est une vérité incontournable et qui va se concrétiser. En même temps, on ne va pas lancer la serviette du côté du transport en commun», ajoute Steven Blaney.

Ayant laissé planer l’idée d’un quatrième lien plus central, axé sur le transport en commun, le premier citoyen croit qu’un troisième lien à l’est pourrait inclure du transport en commun, mais qu’il doit d’abord inclure «les composantes de transport lourd, de sécurité routière et de lien automobile entre les rives».

«On peut marcher et mâcher de la gomme balloune en même temps. On a besoin de continuer d’améliorer notre transport en commun. On voit des enjeux de mobilité. On procède à l’élargissement de l’autoroute 20, mais j’ai toujours dit que le transport en commun doit être complémentaire au transport autoroutier. On va toujours soutenir des initiatives novatrices, rentables et économiques qui nous permettent de boucler nos deux réseaux de transport en commun. C’est dans l’intérêt de Québec et de Lévis de le faire», soulève Steven Blaney.

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