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Ville de Lévis

Le conseil du 25 août en bref

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Photos : Gilles Boutin

26 août 2026 08:53

Le maire de Lévis, Steven Blaney, et les conseillers municipaux se sont rassemblés, le 25 août, dans le cadre d’une séance ordinaire du conseil municipal à l’hôtel de ville de Lévis. Voici un résumé des points et décisions qui ont retenu l’attention.

Stations de traitement des eaux usées

Le conseil municipal a pris la décision de faire une demande d’aide financière au gouvernement provincial dans le cadre du Programme de financement d’infrastructure en eau pour la réalisation d’habitation (FIERH) d’un montant total de 61,5 M$ pour ses stations de traitement des eaux usées (STEU) de Saint-Nicolas et de Desjardins.

Cette demande d’aide représente 40 % de l’ensemble des coûts liés aux travaux d’amélioration des STEU, soit 159,7 M$. Ce financement serait lié au volet 2 du programme FIERH, destiné à la croissance de l’offre de logements.

Comme l’atteinte de la capacité maximale des STEU de Saint-Nicolas et de Desjardins cause un moratoire sur la construction dans ces secteurs, Steven Blaney estime que la Ville de Lévis est «en haut de la liste de priorités» du gouvernement provincial dans ce dossier.

D’ailleurs, il a réitéré son espoir de lever le moratoire sur la construction à la fin de l’année 2028. Les partis d’opposition, soit Lévis Force 10 (LF10) et Repensons Lévis (RL) ont néanmoins remis en doute la possibilité de réaliser cet exploit aussi rapidement et anticipe que le moratoire devra être reconduit dans deux ans.

Gestion des excédents

Le conseiller municipal du district de Pintendre pour RL, Éric Nadeau, comptait déposer un avis de proposition pour affecter une somme supplémentaire de 6 M$ provenant de l’excédent de fonctionnement non affecté au remboursement anticipé de la dette à long terme de la Ville de Lévis.

Cette proposition est en lien avec l’excédent de fonctionnement non affecté de 47,8 M$ de la Ville au début de l’année. Elle prend en compte le maintien d’une provision de 3 % pour des risques.

En fin de séance, Éric Nadeau a toutefois annoncé qu’il ne présenterait pas son avis de proposition après en avoir discuté avec les autres membres du conseil municipal en plénière, en marge de la séance du 25 août. Les discussions l’ont mené à attendre que la Commission des finances se penche sur la question avant de proposer une telle solution. Une décision par rapport à ce budget sera toutefois prise avant le dépôt du budget pour s’assurer d’une gestion efficace de ces fonds.

Rapport annuel de la vérificatrice générale

En marge du conseil municipal, la vérificatrice générale de la Ville de Lévis, Francine Tessier, a transmis son rapport annuel à Steven Blaney et à l’administration de la Ville.

Celui-ci souligne que les risques éthiques et de conflits d’intérêt devraient être mieux établis auprès des élus, que le processus de gestion de l’excédent accumulé afin de dégager une marge de manœuvre qui permettrait d’optimiser la gestion de la trésorerie devrait être revu, que le pouvoir d’attribuer les aides financières récurrentes devrait être attribué aux fonctionnaires pour assurer une impartialité ainsi que le faible niveau de maturité en matière de recrutement et d’intégration des personnes en situation de handicap.

Le rapport recommande également d’établir des engagements pluriannuels avec les organismes partenaires afin de définir clairement les services attendus au bénéfice de la population et d’assurer la prévisibilité du soutien financier.

De son côté, la Ville de Lévis accueille positivement le rapport et ajoute que plusieurs des recommandations formulées dans le rapport rejoignent des réflexions et des travaux déjà en cours au sein de l'administration municipale.

«La Direction générale demeure pleinement engagée dans une démarche de modernisation et de renforcement de la gouvernance municipale. Les recommandations de la vérificatrice générale contribuent à faire évoluer l'organisation, à rendre l'administration plus robuste et à maintenir les plus hauts standards de gestion au bénéfice des citoyens. Pour la Ville de Lévis, chaque recommandation constitue une occasion de transformer les constats en actions concrètes et en résultats tangibles pour la population», soutient Dominic Deslauriers, directeur général de la Ville de Lévis.

Sécurité routière

Lors des prises de parole du public, Simon Gagnon, un citoyen du quartier Saint-David, a déposé une pétition signée par 340 citoyens de la rue Saint-Georges pour que la Ville agisse quant à la sécurité entre les rues Amyot et de la Fabrique.

La pétition témoigne d’une grande fréquence d’excès de vitesse, de dépassements dangereux et de priorités piétonnes non-respectées. Elle demande à la Ville d’offrir des solutions durables afin de protéger les gens, par exemple de baisser la limite de vitesse à 30 km/h dans le tronçon scolaire, d’aménager des passages piétons surélevés, des dos d’âne, des rétrécissements de chaussée ou d’installer davantage de panneaux de vitesse.

«La rentrée scolaire arrive bientôt. Est-ce qu’on doit attendre qu’un enfant se fasse frapper avant d’agir sur ce sujet?», demande Simon Gagnon.

Par la suite, un autre citoyen du quartier Saint-David, François Lortie, a déposé une pétition pour la sécurité routière, cette fois-ci à l’intersection du boulevard Guillaume-Couture et de la rue Raymond-Blais.

La pétition de 350 signatures demande l’installation d’une traverse piétons ainsi que d’un feu de circulation. On y explique le caractère dangereux de ce secteur, notamment en raison d’un cycliste de 17 ans qui y a été frappé par une voiture et a subi des blessures importantes.

Le conseil municipal a indiqué qu’il allait se pencher sur ces dossiers avec sérieux pour déterminer les avenues à emprunter pour y améliorer la sécurité.

Démolition

Une audition pour la révision de la décision du comité de démolition concernant une maison au 103, rue Napoléon a eu lieu lors du conseil municipal.

Rappelons que la compagnie de construction Construction impec a pris possession de la maison dans le but de la démolir et d’y construire un triplex. En raison du caractère patrimonial de la demeure, le comité de démolition s’est opposé à ce désir.

La compagnie a donc témoigné pour que la décision soit revue, notamment en stipulant que les coûts de réparation évalués par un ingénieur étaient trop élevés. La représentante de l’entreprise a indiqué que le prix de la réfection patrimoniale coûterait environ 280 000 $, alors qu’une construction neuve en totaliserait environ 300 000 $.

Le comité de démolition se penchera donc sur cette audition et annoncera sa décision lors de la séance du conseil de ville du 15 septembre.

Vous pouvez voir toutes les photos de notre photographe, Gilles Boutin, sur notre page Facebook.

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