Par ce nouveau moyen de pression, les membres de l'APIGQ seront en grève les soirs, les nuits, les fins de semaine ainsi que tous les jeudis, et ce, sans date de fin.
Avec ce geste, le syndicat veut attirer l'attention de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, «sur l'état alarmant des infrastructures publiques du Québec».
L'APIGQ déplore que la première ministre «multiplie les annonces électorales et distribue l'argent des Québécois comme s'il n'y avait pas de lendemain» alors que le déficit des infrastructures routières est désormais évalué à un record historique de 31 G$. Du même souffle, le groupe argue que le gouvernement caquiste «fait perdurer un conflit de travail qui n'a pas de raison d'être, un choix politique délibéré et irresponsable».
«À l'approche des élections, Christine Fréchette décide de repeindre la maison et d'accrocher de nouveaux cadres sur les murs, alors qu'elle sait pertinemment que les fondations et le toit sont fortement dégradés. Un jour, la maison s'écroulera et ce sont les Québécois qui en payeront le prix. Il est plus que temps que la CAQ prenne ses responsabilités. Le maintien des infrastructures et l'ingénierie, ce n'est pas un luxe, c'est l'une des missions centrales d'un gouvernement!» s'est insurgé Marc-André Martin, président de l'APIGQ.