Quant à eux, le taux officiel d’escompte demeure à 2,5 %, et le taux de rémunération des dépôts, à 2,20 %.
Pour expliquer sa décision, la Banque du Canada a estimé que le pays fait face à deux importances sources persistantes d'incertitude, l’évolution du conflit au Moyen-Orient qui accroît la volatilité et la politique commerciale américaine qui «continue de transformer la structure des échanges internationaux».
D'ailleurs, la projection d’avril de la Banque est basée sur l’hypothèse que les droits de douane resteront inchangés et que le prix de référence mondial du pétrole descendra à 75 $ US le baril d’ici le milieu de 2027.
Également, la relative stabilité quant à l'inflation enregistrée au cours des derniers mois, malgré la hausse du prix des carburants provoqués par la guerre en Iran, ainsi que la faible croissance de l'économie canadienne incite l'institution à faire preuve de prudence.
«L’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation (IPC) a grimpé à 2,4 % en mars, en raison des prix de l’essence beaucoup plus élevés. Cette hausse fait suite à plusieurs mois de ralentissement de la croissance des prix. L’inflation fondamentale a reculé et, selon le plus récent rapport sur l’inflation, elle s’est maintenue juste au-dessus de 2 %. La part des composantes de l’IPC ayant enregistré des hausses de prix supérieures à 3 % a aussi baissé ces derniers mois», a notamment partagé la Banque du Canada.
Notons finalement que la prochaine date d’établissement du taux directeur de l'institution est le 10 juin prochain.