Rappelons qu'à partir de juin, Desjardins voulait qu'un compte d'une carte de crédit conjointe ait un détenteur principal, qui allait être responsable de la dette, et un détenteur secondaire, qui allait avoir un rôle plus limité et qui ne pourrait pas se bâtir un historique de crédit lié à la carte.
Cette décision a soulevé un lot d'inquiétudes, notamment de la part d'organismes défendant l'égalité entre les femmes et les hommes.
Le Mouvement Desjardins a donc annoncé lundi qu'il reportait l'implantation de son nouveau système de gestion de cartes de crédit «afin de répondre plus efficacement aux préoccupations exprimées par ses membres et clients et bonifier son accompagnement».
Les cartes de crédit, incluant celles détenues en codétention (conjointe), demeureront ainsi «pleinement fonctionnelles et les détenteurs pourront continuer à les utiliser comme à l'habitude», a promis Desjardins.
La coopérative financière basée à Lévis a aussi rappelé que le crédit utilisé estimé de la carte de crédit, qui est mis à jour en temps réel dès qu'une transaction ou un paiement est réalisé, sera également disponible dans la page sommaire d'AccèsD d'ici quelques semaines.
En raison de l'insatisfaction exprimée par plusieurs de ses clients en raison de ces changements, Desjardins a aussi annoncé qu'il prendra «le temps nécessaire pour s'assurer que les changements qui seront apportés répondront mieux aux attentes des membres et clients».
Au cours de cette période, l'institution financière analysera les préoccupations et les commentaires soulevés par les membres et clients, évaluera les améliorations à l'expérience de gestion des cartes de crédit «en fonction des possibilités du nouveau système avec comme objectif de limiter les répercussions pour les membres et clients» ainsi que «renforcera son accompagnement» auprès des membres et clients concernés.
Le Mouvement Desjardins a toutefois indiqué que la raison derrière les changements décriés, la transition vers un nouveau système de gestion de ses cartes de crédit, était nécessaire afin de «prévenir la désuétude et à assurer la performance à long terme du système de gestion» ainsi que mettre en place, dans les prochaines années, de nouvelles fonctionnalités.