Le chef conservateur mentionne que ces deux mesures permettraient au ménage moyen «d’économiser 1 573$» sur cinq ans. La suspension de la taxe provinciale sur l’essence serait effective sur une période de cinq mois pour débuter.
«Le prix à la pompe ce matin, il serait à 1,50 $ au lieu de 1,83 $», a lancé Éric Duhaime, pointant vers la station d’essence située au coin de l’avenue des Églises et du boulevard du Centre-Hospitalier.
La conférence de presse a commencé avec une allocution de Dominique Dumas, candidat dans Chutes-de-la-Chaudière.
«Je suis particulièrement fier qu’on vous ait présenté hier les plus grosses baisses d’impôts jamais proposées. 8 726$ par ménage moyen, c’est énorme», a-t-il rappelé.
Les deux mesures annoncées pour permettre une baisse du prix de l’essence s’inscrivent dans le plan du parti de donner une économie d’un peu plus de 11 000 $ par ménage sur cinq ans. Quelques mesures restent à annoncer après les engagements présentés les 28 et 29 août.
«La taxe carbone a été éliminée à Ottawa il y a un an et demi. Les taxes sur l’essence, les taxes provinciales, ont été soit éliminées ou réduites même dans la plus grosse province à côté de la nôtre [l’Ontario]. Ils devaient le faire pour six mois et, finalement à force de reporter, le gouvernement ontarien a annoncé qu’il suspendait définitivement cette taxe-là», a martelé Éric Duhaime.
Questionné sur l’impact réel et le risque que la baisse ne se voit pas dans le portefeuille des contribuables, mais plutôt dans celui des entreprises pétrolières qui chargeraient le même montant, Éric Duhaime répond que cette crainte est un «spin de la Coalition avenir Québec».
«Quand ils ont aboli la taxe carbone ailleurs au Canada, instantanément on a vu l’écart entre le Québec et l’Ontario s’accroître. Il ne s’est jamais résorbé. Au printemps dernier, lorsque le ministre des Finances [Éric Girard] a été questionné à l’Assemblée nationale pour expliquer comment ça se fait que les prix d’épicerie augmentaient plus au Québec, il a admis que le prix était plus élevé au Québec en raison de l’abolition de la taxe carbone. Je pense qu’on peut être rassuré et dire que les consommateurs vont voir cette baisse du coût de l’essence», ajoute-t-il.
Investissements en infrastructure
Alors que la taxe d’accise sur l’essence, fixée à 19,2 cents le litre, sert notamment à payer l’entretien des infrastructures routières, le PCQ estime la mesure de suspension à une perte de 570 M$ pour l’État. Le chef conservateur rappelle toutefois sa priorité d’assurer un entretien et un maintien des infrastructures existantes, tout en rappelant vouloir d’un troisième lien.
Éric Duhaime mentionne vouloir «donner un répit immédiat au portefeuille des automobilistes» et se défend en estimant qu’il est «injuste de pénaliser les Québécois qui vivent en région et qui doivent parcourir de longues distances», alors que le transport en commun n’est pas une option pour tous.