jeudi 13 août 2026
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Environnement et alcool québécois

Le PQ présente plusieurs engagements

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Le PQ veut notamment libéraliser le marché de la vente des produits alcoolisés créés au Québec. Photo : Unsplash - Anna Bratiychuk

13 août 2026 07:00

Au cours des derniers jours, le Parti québécois (PQ) a présenté son plan environnement 2026-2034 ainsi que ses engagements pour les producteurs d'alcool québécois.

S'il obtient le pouvoir le 5 octobre prochain, la formation souverainiste promet la mise en place d'un plan environnement «visant à améliorer concrètement la qualité de vie des Québécoises et des Québécois, tout en réduisant le coût de la vie et ne misant pas sur l'écologie punitive».

Concrètement, le PQ veut notamment soutenir les Québécois qui font le choix de rouler électrique et de chauffer leur résidence avec une thermopompe grâce à des rabais et à des incitatifs fiscaux. Il estime que son «grand chantier d’électrification et d’efficacité énergétique» prévu dans son plan permettra aux ménages «de faire des économies directes de 3 000 à 4 000 $ par année».

Aussi, le PQ veut implanter une «passe mobilité». Pour un coût mensuel de 95 $, tous les Québécois auraient accès à une passe universelle qui pourra être utilisée dans toutes les sociétés de transport sur le territoire québécois. Le sésame permettrait aussi d'obtenir des rabais pour le transport interurbain par autocar.

Le plan environnement prévoit également des mesures pour encourager la consommation de produits usagés ou de seconde main ainsi que l'économie d'énergie électrique, la lutte contre le gaspillage et la destruction de biens invendus ainsi que pour protéger davantage le territoire agricole, la qualité de l'air et de l'eau.

«Nous l’avons vu à maintes reprises: la stratégie radicale des coups d’éclat, des grandes déclarations moralisatrices et de la culpabilisation des citoyens ne fonctionne pas. Au Parti québécois, comme dans le reste de notre programme, nous optons pour la voie de la rigueur et du sérieux. Plutôt que de présenter des changements qui feront fuir les Québécois, notre objectif est de créer de l’adhésion. La meilleure façon d’y arriver est de démontrer qu’ils gagneront financièrement en faisant des choix qui aideront à la transition écologique», a soutenu Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ.

«Libéraliser un système qui date de la prohibition»

Au lendemain du dévoilement de son plan environnement, le chef de la formation souverainiste s'est engagé «à alléger et à simplifier massivement» les règles qui s’appliquent à la production de boissons et de spiritueux au Québec.

Concrètement, le PQ veut alléger la réglementation afin de permettre aux producteurs artisanaux de se rassembler pour distribuer plus facilement, efficacement et à moindre coût leurs produits, cesser de faire payer des redevances à la SAQ chaque fois qu’un produit est vendu sans l’intermédiaire de la SAQ, rassembler en un seul permis différentes autorisations de production actuelles, permettre aux producteurs artisanaux et aux micro-distilleries d’utiliser plus d’ingrédients locaux qui ne proviennent pas de leur production directe dans la confection de leurs produits ainsi que moderniser les lois afin de permettre l’ouverture de commerces spécialisés en vente d’alcools locaux et/ou en produits d’importation privée.

Un gouvernement péquiste permettrait aussi aux producteurs artisanaux de distribuer et vendre directement leurs produits aux consommateurs du Québec, sans passer par la SAQ, comme le font les microbrasseries.

«Il est temps de donner enfin aux vignerons, producteurs de cidres et de micro-distilleries un accès direct au marché québécois. On s’engage donc à libéraliser un système qui date de l’époque de la prohibition, qui nuit à la création de richesse, à l’entrepreneuriat et à nos propres producteurs. L’État doit se tasser du chemin de nos entrepreneurs», a conclu Paul St-Pierre Plamondon.

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