D'emblée, la CORPIQ a rappelé que le parc locatif existant loge près de 40 % des ménages québécois.
Pour résoudre les problèmes vécus par ses membres, l'association propose aux partis politiques en lice lors des prochaines élections provinciales quatre chantiers.
En «gouvernant mieux l'habitation», la CORPIQ suggère à Québec de créer, dès le début du prochain mandat, un Observatoire québécois de l'habitation ainsi qu'une Table Québec-Logement. Le regroupement souhaite également une réforme d'un Tribunal administratif du logement, la CORPIQ déplorant que cette instance soit engorgée, «à peine 8,2 % des 1,4 million d'appels reçus sont pris en charge par une personne».
La corporation demande aussi le lancement d'un grand chantier de rénovation du parc locatif, grâce à une refonte des programmes actuellement disponibles, la création d'un crédit d'impôt de 30 % pour les rénovations locatives, notamment pour des améliorations écoénergétiques, et la révision de la loi R-20 pour diminuer les coûts de rénovation.
La CORPIQ propose de «moderniser le vivre-ensemble», avec une aide au logement qui suivrait la personne plutôt que le logement, un guichet de prévention de l'itinérance et un fonds de sécurité locative encadré. Cette mesure a été adoptée dans les 9 autres provinces canadiennes.
Enfin, l'association de propriétaires immobiliers veut un coup de pouce pour favoriser le repreneuriat. Pour ce faire, Québec pourrait mettre en place des «mesures fiscales flexibles pour éviter que la retraite d'une génération de propriétaires ne se traduise par une vague de concentration et de financiarisation du parc».
«Le parc locatif existant est le logement le plus abordable -- on ne pourra jamais en construire d'aussi peu chers. Le rénover n'est donc pas une dépense, c'est une politique d'abordabilité. L'habitation sera un enjeu majeur de la prochaine campagne électorale. Les propriétaires proposent des mesures structurantes qui devraient résonner auprès des partis : dynamiser notre économie locale, mieux s'occuper des personnes vulnérables, favoriser le repreneuriat immobilier et réduire la bureaucratie», ont soutenu Éric Sansoucy, porte-parole de la CORPIQ, et Nathalie Mercier, directrice générale de la corporation.