Plus particulièrement lors de sa sortie de lundi, la FCEI a déploré que le Québec est la seule province canadienne qui ne donne pas accès au taux d'impôt réduit pour les plus petites entreprises des secteurs des services et de la construction.
Le regroupement a argué que pour y avoir accès, ces dernières doivent rémunérer au moins 5 500 heures par année. Forte d'une nouvelle étude, la FCEI déplore que cette règle limite l'accès à la déduction pour petite entreprise (DPE) pour les entreprises des secteurs des services et de la construction lorsqu'elles affichent moins de 5 500 heures rémunérées par année, soit l'équivalent d'environ 3 employés à temps plein. Leur taux d'imposition provincial passe ainsi de 2,2 % à 11,5 %.
L'association estime que la règle engendre une perte de liquidités de 4 650 $ par tranche de 50 000 $ de revenu imposable.
«Les témoignages recueillis sont sans équivoque : refuser l'accès au taux d'impôt réduit aux plus petites entreprises est injuste, arbitraire et pénalise précisément celles que la DPE est censée soutenir. Au lieu d'encourager la croissance, cette politique retire aux entrepreneurs des liquidités essentielles pour investir, innover, améliorer leur productivité ou embaucher», a affirmé François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.
La fédération réclame donc l'abolition de cette règle. La FCEI estime que cette mesure permettrait aux entreprises «de réinvestir davantage dans leurs services, leurs employés et leurs communautés».