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Les attentes de plusieurs organisations dévoilées

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Photo : Unsplash - Marvin Meyer

27 août 2026 09:26

Quelques heures avant le déclenchement officiel de la campagne électorale au Québec, plusieurs organisations ont partagé leurs attentes aux partis politiques en lice.

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) a réclamé que les partis politiques s'engagent clairement à alléger la fiscalité des entreprises et à réduire leur fardeau réglementaire, notamment en raison du nouvel épisode de la guerre tarifaire avec les États-Unis.

«Le contexte actuel est hautement préoccupant. Nos entreprises croulent sous le poids des tarifs et des contraintes règlementaires, bureaucratiques et fiscales qui freinent notre productivité et notre capacité d'investir et d'innover. Depuis l'annonce de ses priorités électorales en juin dernier, le réseau des chambres de commerce continue à interpeller tous les partis, les chefs et les candidats en vue des élections du 5 octobre afin qu'ils s'engagent à améliorer notre environnement d'affaires, qui demeure particulièrement complexe en régions», a affirmé Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

En plus du renforcement de la compétitivité des entreprises, la FCCQ veut que les partis s'engagent à donner l'accès à la main d'oeuvre dont les entreprises ont besoin, soutenir le dynamisme régional en réalisant le «plein potentiel minier et énergétique» ainsi que faciliter l'accès aux marchés, notamment en favorisant l'achat québécois et la participation des PME aux marchés publics.

Soutien espéré

Pour leur part, les Producteurs de grains du Québec (PGQ) invitent les partis politiques à prendre des engagements clairs et ambitieux afin de soutenir leur «secteur stratégique pour l'économie, l'occupation du territoire et la sécurité alimentaire du Québec».

Les PGQ s'attendent à une compensation complète aux fermes pour les sommes versées en lien avec la tarification carbone afin qu'elles puissent être réinvesties dans les fermes. Le regroupement souhaite également une exemption pour le secteur agricole de cette tarification dans le futur.

Le budget du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) devrait passer à 2 % des dépenses totales du gouvernement, selon les PGQ.

L'association désire que les producteurs de grains soient soutenus face aux nouveaux risques de préjudices plus dommageables et récurrents, notamment en procédant à un renforcement du programme d'assurance-récolte et en instaurant un «véritable programme» permanent de rétribution des pratiques agroenvironnementales.

Enfin, l'expertise des producteurs doit être reconnue en privilégiant les services-conseils, la recherche et le transfert de connaissances «plutôt que de nouvelles réglementations qui alourdissent les opérations à la ferme».

«Les producteurs de grains ont démontré leur capacité à innover, à améliorer leurs pratiques et à contribuer aux objectifs environnementaux du Québec. Le prochain gouvernement devra faire preuve de la même ambition en leur offrant les outils et le soutien nécessaires pour demeurer compétitifs et continuer de contribuer à la prospérité du Québec, dans un climat de fortes tensions commerciales. Ils ont besoin d'un environnement qui favorise leur réussite : des programmes adaptés à leurs réalités, des outils de gestion des risques efficaces, un soutien prévisible, ainsi qu'une réglementation qui tient compte de la réalité économique et concurrentielle des producteurs», a affirm. Sylvain Pion, président des Producteurs de grains du Québec.

Pour un Québec plus juste

La CSN a aussi profité du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l'ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l'ensemble de la société québécoise.

La centrale syndicale réclame une réforme du mode de scrutin, une réforme fiscale ambitieuse, «permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics»., l'abrogation des «lois anti-travailleurs» (lois 4, 14 et 28), la déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, la fin de l'école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, une «véritable politique industrielle» accompagnée d'une stratégie de formation continue de la main-d'œuvre ainsi qu'un «plan ambitieux» de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

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