D’entrée de jeu, Éric Duhaime a réitéré les quatre grandes priorités de son parti, soit d’atteindre le déficit zéro, rendre les entreprises plus compétitives, réduire le fardeau fiscal des particuliers et rénover les infrastructures.
Selon le chef du PCQ, les enjeux économiques du Québec sont majoritairement liés à la taille de l’État et la bureaucratie à laquelle les Québécois sont confrontés. À cet égard, il a rappelé l’annonce de son parti de vouloir diminuer les impôts des entreprises de 59 % dans un premier mandat ainsi que de diminuer la bureaucratie à laquelle elles sont confrontées, tout en réduisant les subventions qui leur seront accordées.
«Un gouvernement ne doit pas choisir des gagnants et des perdants dans l’économie. Si ça fonctionnait au Québec, on le saurait. Nous sommes ceux et celles qui donnons le plus de subventions aux entreprises et le dynamisme économique du Québec est dans le peloton de queue à plusieurs égards. Pour nous, il faut éliminer la bureaucratie et arrêter que ce soit le gouvernement qui décide. Le gouvernement est là pour donner les meilleures conditions à toutes les entreprises au niveau des infrastructures, de la santé et de l’éducation, mais il n’est pas là pour dicter aux entreprises dans quelle direction aller», lance-t-il.
Encore pour réduire la taille de l’état, Éric Duhaime souhaite donner davantage de place au secteur privé dans le réseau de la santé.
«On propose d’additionner la contribution du privé pour soigner plus vite et moins cher. On veut un système universel où tout passe par la carte d’assurance-maladie, mais il n’est pas question de reculer là-dessus. Quand le privé réussit à faire mieux et moins cher que le public, voulez-vous bien me dire pourquoi on s’en priverait?», questionne le chef du PCQ.
Photo : Gilles Boutin
Une culture pro-famille
Si la diminution de la taille de l’État est au cœur de la plateforme conservatrice, Éric Duhaime a également souligné l’importance qu’ont les familles pour son parti.
« Le Québec est dans un creux de naissance, soit 1,35 (enfant) par famille, même si les jeunes en veulent autant qu’avant. On ne doit pas accepter qu’une génération soit forcée de renoncer au plus beau des projets, soit celui de fonder sa famille. Le Québec, c’est une histoire de famille. On doit, de toute urgence, retrouver une culture pro-famille au Québec», mentionne-t-il.
Pour répondre aux besoins des familles, le PCQ désire offrir «la plus grosse baisse d’impôts de l’histoire pour les familles québécoises de la classe moyenne et une déréglementation massive de la construction résidentielle pour enfin recommencer à bâtir au Québec».
Les défis du PCQ
Éric Duhaime a mentionné vouloir mettre davantage de temps sur les endroits où son message passe mieux qu’à Montréal, notamment dans les régions. Ses efforts pour les régions visent d’ailleurs à les traiter comme des gouvernements de proximité en décentralisant les pouvoirs et en leur en partageant concernant des sujets qui les touchent, comme le développement économique, le logement, l’immigration et les ressources naturelles.
Outre la région de Montréal, le défi qui attend le PCQ selon son chef n’est pas les autres partis, mais le cynisme de la population.
«Les gens sont cyniques et ont de la difficulté à croire qu’on ferait les choses différemment. Notre vrai défi, ça va être de prouver qu’on est sincère, qu’on croit à ce qu’on dit et qu’on va faire ce qu’on dit», ajoute-t-il.
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