samedi 15 juin 2024
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Terres de Rabaska

Lévis invitée à suivre l'exemple de Longueuil

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Photo : Capture d'écran

19 avr. 2024 08:58

Le Collectif sauvetage pour le patrimoine agricole à Lévis et Beaumont a salué, le 19 avril, les efforts déployés par la mairesse de Longueuil, Catherine Fournier, afin d'élaborer un plan de développement «moderne et dynamique de l'agriculture sur leur territoire». Le regroupement de citoyens désirant que l'ensemble du site de Rabaska revienne en zone agricole estime que Lévis devrait s'inspirer de l'exemple longueuillois.

«Longueuil vient tracer ici le sillon de ce qui devrait caractériser la valorisation et le développement de l'agriculture à proximité des grands centres urbains au Québec, notre garde-manger collectif. L'avenir des meilleures terres agricoles du Québec en périphérie des villes est en jeu. Les spéculateurs immobiliers et industriels ne cessant de convoiter les superficies disponibles, à un prix rendu inaccessible pour nous, agriculteurs(trices) de la relève. Le PDZA de Longueuil contient aussi des dispositions afin de donner accès au terroir à ceux et celles qui voudraient démarrer des entreprises agricoles maraîchères, une excellente nouvelle», a lancé Françoise Legault, agricultrice à Lévis et porte-parole du Collectif sauvetage pour le patrimoine agricole à Lévis et Beaumont.

Du même souffle, le regroupement a déploré que le bilan de Lévis en matière de protection du territoire agricole «est loin de rivaliser» avec celui des autres grandes villes québécoises.

«Depuis une trentaine d’années, Lévis est la ville/MRC qui a connu le plus fort dézonage au Québec en proportion de son territoire : un total de 10 kilomètres carrées. C'est une superficie plus grande que 10 fois celle des Plaines d’Abraham à Québec. En comparaison, la Montérégie affiche un bilan légèrement supérieur, mais pour un territoire agricole 24 fois plus grand et une population 10 fois plus importante. Si Lévis était une région administrative, en fonction de la superficie exclue sur un aussi petit territoire agricole, elle terminerait bonne dernière», a illustré le Collectif sauvetage pour le patrimoine agricole à Lévis et Beaumont.

Pour renverser la vapeur et éviter que la Communauté métropolitaine de Québec «perde sa ceinture verte agricole», l'association a ainsi réclamé une nouvelle fois la réinclusion en zone agricole de la totalité des terres du défunt projet Rabaska, «un point de départ incontournable».

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