«Le projet est né il y a un an. On avait envie de rassembler nos efforts pour promouvoir davantage les arts visuels. Quand on pense à la culture, souvent on pense à la musique, à l’humour, on pense même à la gastronomie, mais le réflexe que les gens ont pour consommer de la culture est rarement tourné vers les arts visuels en premier, sauf si c’est un public déjà conquis», a souligné Ariane Lebeau, présidente de la table de concertation en arts visuels régionale et directrice artistique de l’Espace culturel du quartier Saint-Nicolas (ECQSN).
Plusieurs organismes ont donc embarqué dans le projet dans les deux régions pour créer une plateforme de diffusion des arts visuels qui facilite l’accessibilité aux lieux de diffusion des arts visuels.
«Pendant un an, le public va pouvoir aller visiter des expositions qui vont être déployées partout dans les deux régions. C’est pour les plus initiés et les moins initiés. Chaque organisme a choisi quelle exposition de sa programmation régulière il souhaitait mettre de l’avant», ajoute la présidente de la table.
Trois organismes de Lévis ont décidé de s’imbriquer dans l’initiative en proposant chacun une exposition à la programmation d’Osez les arts visuels. Espace DCL avec le Centre d’exposition Louise-Carrier, le centre d’artistes en art actuel de Lévis, Regart, et l’ECQSN font donc partie des 15 organismes participants.
Du côté de l’ECQSN, la galerie a décidé de mettre de l’avant son exposition estivale qui débutera le 29 mai et se terminera le 20 septembre. Appelée Territoires d’abstraction. Multiples regards, multiples gestes, celle-ci rassemblera le travail de deux artistes de la Chaudière-Appalaches, soit François Mathieu et Marie-Ève Fréchette, en plus de présenter des œuvres de la collection Desjardins.
Au Centre d’exposition Louise-Carrier, c’est également son exposition de l’été 2026 qui est mise de l’avant dans la programmation d’Osez les arts visuels. Celle-ci met en vedette le travail du sculpteur Don Darby, du 28 juin au 6 septembre. Ce dernier travail notamment le métal en s’inspirant de sujets comme les animaux en voie d’extinction et l’évolution de l’Homme.
Pour Regart, c’est un projet d’exposition appelé Synergie des vagues qui aura lieu du 1er au 31 mai qui a été sélectionné pour être mis de l’avant dans le cadre de l’initiative.
Celui-ci met de l’avant l’artiste Ivanie Aubin-Malo, membre de la confédération Wabanaki. Chorégraphe, interprète et commissaire wolastoq et québécoise basée à L’Islet, elle tissera des liens entre la langue, le territoire et l’histoire de plusieurs nations autochtones.
Le projet bénéficie également de l’implication de deux artistes porte-parole, Amélie Proulx, artiste lévisienne, et Martin Bureau.
«Être en contact avec les arts visuels permet à l’amateur de culture d’entrer dans l’univers unique de différents créateurs, d’élargir sa façon d’appréhender le monde, de développer sa tolérance à l’ambiguïté, tout en étant ému et touché par les œuvres qu’il découvre dans diverses expositions», a conclu Amélie Proulx.
Pour connaître la programmation complète et la liste des organismes participants, consultez le www.ose.media.