Pour le jeune Lévisien, cette première exposition dans un lieu de diffusion culturelle est une opportunité qui lui permet de mettre en lumière son art dans un contexte autre que celui académique.
«C’est comme un peu surréel, lance Xavier Dumas. C’est un beau défi et c’est très valorisant de ne pas voir ses œuvres dans des murs universitaires, mais plutôt dans un endroit dédié à ça. C’est un sentiment de fierté de voir mon travail exposé, puisque je ne l’avais pas encore vu au mur. C’est un peu comme une ouverture au grand public.»
Son art
Dans cette exposition, Xavier Dumas y présente des photographies qu’il a prises avec un appareil photo compact, mais aussi avec son cellulaire. Celles-ci sont parfois exposées telles quelles et parfois présentées en tressage pour en sublimer le sujet et y dépeindre l’abstraction de ses clichés. Il place aussi certaines œuvres au sol ou sur des bancs pour amener une réflexion à l’observateur, en plus d’utiliser certaines techniques anciennes comme le cyanotype ou l’anthotype, une technique écologique qui utilise des pigments naturels extraits de plantes.
«Le côté installatif est quand même important dans mon travail. Je trouve que les images fonctionnent quand même seules, mais qu’elles trouvent leur force dans la façon qu’elles sont installées dans l’espace et qu’elles sont mises en relation les unes avec les autres. Parfois, les images vont être placées pour répliquer le point de vue que j’avais lors de la captation, alors que certaines vont jouer avec le lieu en tant que tel, donc des images qui vont être découpées pour suivre les formes de l’exposition. Je trouve que ça ajoute un côté surprenant qu’on est moins habitué de voir», mentionne l’artiste.
Si l’idée de remplir les quatre salles d’exposition de l’ECQSN a stressé le Lévisien en raison du style minimaliste de son œuvre, il a fini par trouver un équilibre parfait pour habiller les murs comme il le souhaitait. Cette étape de l’exposition a d’ailleurs été en corrélation avec sa démarche, soit d’accepter les choses telles qu’elles le sont.
«J’ai une acceptation des images en elles-mêmes et je n’essaie pas de les dériver vers quelque chose qu’elles ne sont pas. D’avoir des papiers plus minces et fragiles, qui vont parfois même être déchirés à certains endroits ou être croches, c’est quelque chose que j’aime, parce que je ne prétends pas que mes images sont nécessairement plus que ce qu’elles sont. Ce sont des images qui peuvent être banales, mais je les développe avec différentes techniques», ajoute Xavier Dumas.
Apéro-rencontres
Pour marquer l’ouverture de l’exposition, un vernissage en formule apéro-rencontres a eu lieu le 5 février, de 17h à 20h, en présence de l’artiste dans une ambiance festive. Le Lévisien aura eu l'occasion de rencontrer les gens, peu importe leur âge, dans un contexte sans pression. L’exposition régulière est accessible du vendredi au dimanche, de 11h à 16h