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Fabuleuses et Extraordinaires

La Maison Louis-Fréchette lance son exposition estivale

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Photo : Étienne Vallières

26 juin 2026 01:05

Depuis le 12 juin, la Maison Louis-Fréchette propose son exposition estivale 2026, Fabuleuses et Extraordinaires. Celle-ci sera présentée tous les jours, de 10h à 17h, jusqu’au 27 septembre.

L’exposition se déploie sous deux volets, soit Se loge sous vos ongles, une section mettant en lumière le travail des artistes Emmanuelle Breton, Sophie Ouellet et Sarah-Jane Ouellet, ainsi que Figures féminines littéraires, qui se veut un voyage à travers la littérature québécoise.

Figures féminines littéraires
La section littéraire de l’exposition met de l’avant 11 femmes ou figures féminines importantes de la littérature québécoise. Dans ce parcours, le public est invité à découvrir, à travers des œuvres, des textes et des objets, les réalités sociales qui ont marqué la vie de ces personnalités, telles que le mariage, la religion, la maternité, la famille, le travail et la résistance sous toutes ses formes.

«Notre comité est allé dans les grands classiques, avec Maria Chapdelaine, par exemple, mais aussi en voyageant à travers les disciplines. On s’est posé la question sur la complexité de ce qu’est une femme et on voulait sélectionner des personnages qui racontaient des histoires complémentaires. Par exemple, Germaine Lauzon (Les Belles-Sœurs), c’est de la littérature, mais aussi du théâtre. On a aussi des œuvres

inspirées du réel avec Naomi Fontaine. Dans le cas de Suzanne Meloche, tirée du livre d’Anaïs Barbeau-Lavalette (La femme qui fuit), il s’agissait pour moi du joker de l’exposition, puisque c’est une femme qui abandonne ses enfants et sa famille, mais je crois que c’était important de souligner que fabuleuses et extraordinaires, ce n’est pas seulement sur le sens positif, mais aussi celui combatif et affirmatif. On ne voulait pas présenter un parcours de femmes idéalisées», explique Anne D’Amours Mc Donald, directrice générale et artistique de la Maison Louis-Fréchette.

En passant par Bérénice Einberg et Caroline Dawson, l’exposition donne vie à une constellation de personnages féminins qui traversent l’imaginaire collectif. D’ailleurs, l’équipe de la Maison Louis-Fréchette a tenu à accorder une place importante aux femmes autochtones qui ont «beaucoup à nous apprendre sur la place de la femme».

Se loge sous vos ongles
De son côté, la section artistique de l’exposition propose une rencontre entre les arts visuels et la poésie à travers le regard de ses créatrices. Par le mélange de plusieurs médiums artistique, tels que l’estampe, la poésie, le textile et la céramique, l’exposition offre une réflexion approfondie sur des enjeux féministes et d’actualité.

«On a demandé à trois artistes de nous faire leur lecture de la thématique de l’exposition à travers leur médium, soit l’art actuel. Ç’a fait lieu d’une résidence artistique à Regart tout l’hiver. Ce sont trois artistes qui ne travaillaient pas ensemble à la base, mais qui ont plongé tête première dans l’aventure de mélanger leurs pratiques. Ce qu’on voit, c’est un peu de chacune qui ont fusionné leur univers pour créer des installations qui portent un peu plus sur le militantisme, l’actualité et la violence faite aux femmes. Elles ont abordé la thématique du côté du devoir de résistance et de se battre pour survivre et faire sa place dans un monde rempli de complexité», mentionne Anne D’Amours Mc Donald.

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