Selon l’Enquête sur les postes vacants et les salaires (EPVS) de Statistique Canada, on dénombre maintenant 10 505 postes vacants dans la Capitale-Nationale et 6 615 en Chaudière-Appalaches, soit des reculs respectifs de 5,4 % et 1,9 % depuis le premier trimestre de 2026.
Québec International souligne que le taux de postes vacants demeure plus élevé en Chaudière-Appalaches (3,1 %) que dans la Capitale-Nationale (2,7 %), signe que les tensions sur le marché du travail y restent davantage prononcées. Comme l'emploi salarié a aussi reculé dans la région combinée, cette organisation entrevoit «une modération de la demande de travail par rapport au début de l'année».
Toutefois, plusieurs secteurs, dont la fabrication et la construction, continuent de composer avec d'importantes contraintes de main-d'œuvre qui pourraient freiner la capacité de production et engendrer des goulots d'étranglement dans l’embauche de travailleurs aux compétences clés.
Également, dans un contexte marqué par l'incertitude économique et commerciale, Québec International estime que plusieurs employeurs pourraient avoir adopté une approche plus prudente en matière d’investissements et de recrutement, contribuant ainsi à la diminution du nombre de postes vacants.
«Le recul des postes vacants traduit un retour graduel vers une plus grande prudence des entreprises dans leurs intentions d’embauche, soit une tendance qui pourrait s’accentuer au troisième trimestre de 2026. Or, cette normalisation de la demande de travail ne fait pas disparaître les défis de recrutement dans maints secteurs stratégiques, où les salaires demeurent un levier pour attirer et retenir les talents», a résumé Rosalie Forgues, économiste principale chez Québec International.