À l’heure des bilans, celui de la CCIGL pour le dernière année a eu, parmi ses points forts, une nouvelle planification stratégique. Celle-ci inclut ses objectifs, ses orientations, le fonctionnement de certaines choses à l’interne ou encore le recrutement des membres.
«On a effectué une planification vraiment pertinente, parce que la CCIGL est arrivée à un point de maturité. Ça nous a permis de nous faire une tête sur ce qui va bien et ce qu’on veut qui aille mieux. C’est un moment important de l’évolution de la CCIGL qui vont permettre d’avancer sur plusieurs dossiers intéressants», explique Julie Larochelle, présidente du conseil d’administration de la CCIGL.
La CCIGL a également lancé officiellement l’Alliance économique Lévis-Québec (AELQ), en juillet dernier. Selon Luc Lavigne, président-directeur général (PDG) par intérim de la CCIGL, cette initiative rend la voix des entrepreneurs plus fortes en contexte d’incertitude.
«C’est un gros événement pour la CCIGL de pouvoir faire alliance avec la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ). On met nos forces ensemble et celles de nos entreprises. De travailler ensemble, ça peut ouvrir d’autres horizons», ajoute-t-il.
Les événements ont aussi été marquants pour la CCIGL, alors que celle-ci a organisé 55 d’entre eux, qui ont tous affichés complets rapidement. Parmi ceux-ci, on compte Réseautage à bord, les Grandes Conférences, les Rendez-vous politiques, Confluences et les Pléiades.
«Je pense que la CCIGL est reconnue pour son dynamisme. Il y a une bonne participation aux événements et c’est très valorisant pour une personne comme moi, qui arrive dans le bateau. De voir autant de dynamisme, ça donne une bonne raison de travailler ici et d’être présent pour représenter les entreprises», affirme Luc Lavigne.
La CCIGL, grâce à son Fonds Relève, a pu soutenir des activités pour la relève entrepreneuriale, comme le Club Relève, qui planifie des activités destinées à ce groupe. La Chambre a également diffusé la première saison de son balado Lévis en affaires, qui a généré plus de 16 000 vues et écoutes.
Changement de direction
Effectivement, la CCIGL a connu un changement de tête dirigeante, alors que Marie-Josée Morency, qui y était présidente-directrice générale depuis sept ans, a quitté son poste pour se présenter en politique. Luc Lavigne a donc repris les rênes dans un poste intérimaire, une transition qui s’est bien déroulée.
«Les choses se sont extrêmement bien passées, assure Julie Larochelle. On avait déjà embauché Luc comme DG avant le départ de Marie-Josée, donc il était déjà en train de prendre sa place. Comme on a une équipe de permanence forte et solide, le choc a été réduit. Évidemment qu’un changement important dans une équipe implique une transition, mais elle s’est très bien faite. Les choses avaient été laissées en place de la bonne façon.»
À cet effet, la CCIGL est présentement dans un processus qu’elle veut transparent pour trouver son nouveau PDG. auquel Luc Lavigne participera, en sachant que d’autres candidatures seront considérées par un comité externe.
De son côté, Julie Larochelle a aussi laissé son poste à la présidence du conseil d’administration, puisqu’elle y siégeait depuis deux ans.
L’avenir
Pour la prochaine année, la CCIGL veut mettre de l’avant auprès des différents gouvernements trois enjeux qui touchent particulièrement les entreprises lévisiennes.
D’abord, la mobilité est au cœur des priorités de la Chambre. Celle-ci croit «qu’au-delà du troisième lien», les gouvernements doivent en arriver à des solutions pour améliorer la fluidité, puisque la région perd de la main-d’œuvre de qualité, qui ne veut pas venir à Lévis en raison de la congestion.
Ensuite, les besoins de main-d’œuvre sont également prioritaires pour la CCIGL, qui souhaite que les permis de travail des travailleurs étrangers soient renouvelés pour combler les besoins des entreprises.
Finalement, la CCIGL désire que la charge administrative des entreprises soit diminuée. Selon la Chambre, la quantité de bureaucratie limite le développement de certaines PME et leur fait perdre des opportunités.
Outre les enjeux majeurs, la CCIGL désire aussi qu’une résolution à la guerre tarifaire se conclut.
«Dans une période d’incertitude, l’important pour la CCIGL, c’est de donner le support aux entreprises, de les écouter, de faire nos récriminations auprès des différents paliers de gouvernements et d’aller chercher l’information avec la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ). Il y a un bon pourcentage des entreprises qui sont touchées, ça fait peur et il faut que quelque chose se règle. Ça crée de l’incertitude et ça peut être vraiment néfaste à moyen et long terme. Il y a de l’inquiétude et on veut les guider au bon endroit», soutient Luc Lavigne.