Le document a été conçu à la suite de rencontres menées auprès de représentants d'entreprises québécoises par la FCCQ au cours des derniers mois.
Forte de ses consultations, la FCCQ réclame aux gouvernements un environnement d'affaires «plus simple», une main d'œuvre «mieux arrimée à leurs réalités», un accès accru aux marchés publics et internationaux ainsi que des conditions favorables pour soutenir le développement des régions.
Concrètement, le regroupement désire que les gouvernements dynamisent les économies régionales.
Aussi, pour s'attaquer à la pénurie de main-d'œuvre, la FCCQ réclame une hausse des seuils d'immigration permanente et temporaire, le rétablissement des règles du PTET qui prévalaient avant septembre 2024, l'abolition de la «désuète loi du 1%» et l'élaboration d'une Stratégie nationale en matière d'adoption de l'intelligence artificielle en entreprise.
Pour «maximiser» l'accès des entreprises aux marchés publics et internationaux, le rapport propose d'adopter un «vrai Acheter québécois» aux paliers national et municipal, la fin de la règle du plus bas soumissionnaire, la transformation du SEAO en «un guichet unique pleinement numérisé et intégré» ainsi que la défiscalisation des dépenses de prospection de nouveaux marchés internationaux pour les PME.
Pour alléger le fardeau fiscal et réglementaire, la FCCQ demande la réduction de la pression fiscale des sociétés, une «simplification importante» des incitatifs, l'automatisation des démarches fiscales et l'élaboration d'une stratégie industrielle pour relancer le manufacturier.
«Priorités économiques - Québec 2030, c'est une vision du développement économique qui s'appuie sur une vaste consultation, une analyse rigoureuse de la situation économique du Québec ainsi que des études de cas à l'international pour qu'on se compare aux meilleurs. Les entreprises souhaitent un environnement plus prévisible, plus agile et mieux adapté aux réalités économiques actuelles. Notre plan fournit des solutions claires, applicables et alignées sur leurs besoins», a soutenu en guise de conclusion Véronique Proulx, présidente‑directrice générale de la FCCQ.