D'abord, le programme Fonds offensif pour le renforcement des capacités économiques (FORCE), administré par Investissement Québec et une suite du programme FRONTIERE, vise à soutenir les entreprises québécoises du secteur manufacturier ou d'un secteur primaire dont le chiffre d'affaires est considérablement réduit par des tarifs douaniers américains de 25 % et plus sur les exportations canadiennes.
Québec argue que l'initiative permettra notamment de répondre aux besoins de liquidités, sur une période de douze mois, des entreprises touchées «qui présentent de bonnes perspectives de rentabilité en leur donnant le temps nécessaire d'ajuster leur modèle d'affaires, de diversifier leurs marchés ou de revoir leur chaîne d'approvisionnement».
Les aides financières prennent la forme de prêts avec un moratoire de remboursement du capital allant jusqu'à 24 mois. Le programme offre également un congé d'intérêts pendant la première année et «un processus simplifié» sans obligation de dépôt préalable d'une demande dans le cadre de l'un des programmes fédéraux liés aux tarifs douaniers.
Également, le Programme d'aide d'urgence aux petites et moyennes entreprises (PAUPME) - Tarifs douaniers américains, géré par les MRC, a pour objectif de maintenir en activité les PME avec un chiffre d'affaires de 1 à 2 millions de dollars qui font face à des difficultés financières causées par ces tarifs.
Les entreprises exportatrices aux États-Unis dont les marchandises (produits et matières premières) sont visées par des tarifs douaniers américains pourront être admissibles, de même que leurs fournisseurs et leurs sous-traitants. Comme le programme FORCE, Québec soutient que le PAUPME permettra de répondre temporairement aux besoins de liquidités des entreprises pour qu'elles puissent poursuivre leurs activités et mettre en place les actions nécessaires pour s'adapter à leur nouvel environnement d'affaires.
Dans le cadre du PAUPME, les aides financières prennent la forme de prêts pouvant atteindre 150 000 $, avec un taux d'intérêt de 0 % ainsi qu'un moratoire sur le remboursement du capital s'appliquant pour les douze mois suivant le premier décaissement.
«Le Québec ne subira pas cette crise : nous allons nous battre pour notre économie. Avec les programmes FORCE et PAUPME - Tarifs douaniers américains, notre gouvernement met en place des mesures concrètes pour que les entreprises poursuivent leur croissance. On ne ménage aucun effort pour défendre les travailleurs et les entreprises québécoises. Nous n'avons pas choisi cette guerre commerciale, mais nous choisirons la façon dont le Québec y répondra», a soutenu Mme Fréchette.
«Dans un contexte comme celui que nous vivons, on ne peut pas demander à nos entrepreneurs et à nos travailleurs de porter seuls le poids de cette incertitude. Au cours des dernières semaines, j'ai rencontré plusieurs associations et gens d'affaires pour anticiper les conséquences de ces tarifs, et on a entendu leurs préoccupations. Avec ces deux programmes, on vient aider nos entreprises à demeurer résilientes et compétitives sur leurs marchés. Ça fait partie de la solution pour protéger l'économie québécoise, les emplois et les entreprises d'ici», a renchéri Bernard Drainville.