Ce contrat se veut le plus important de l’histoire du Québec dans la construction navale, alors que les brise-glaces seront destinés à la Garde côtière canadienne pour remplacer les brise-glaces lourds et moyens actuels, qui sillonnent les eaux du Canada atlantique et du Saint-Laurent en plein cœur de l’hiver et celles de l’Arctique tout au long de l’été.
«Chacun des brise-glaces sera construit spécialement pour les eaux canadiennes. Des Grands Lacs au Saint-Laurent, en passant par le Canada atlantique, ils contribueront à assurer la circulation maritime de près de 40 milliards de dollars de produits chaque année. Ils briseront la glace et escorteront les navires à travers les eaux gelées», a précisé Mark Carney.
Le premier ministre du Canada, Mark Carney. -Photo : Gilles Boutin
Flanqué de Christine Fréchette, première ministre du Québec, Bernard Drainville, ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, ministre responsable de la Stratégie maritime et député de Lévis, Joël Lightbound, ministre de la Transformation du gouvernement, des Travaux publics et de l’Approvisionnement, et James Davies et Lindsey Kettel, de Davie, le premier ministre a précisé que le contrat permettra de créer et maintenir environ 5 000 emplois. Il devrait aussi engendrer des retombées économiques de 650 millions de dollars par année.
La construction commencera en 2027, alors que le premier navire sera prêt dans cinq ans et l’ensemble de la flotte sera en service d’ici 2038.
«C’est un contrat industriel historique et qui sera réalisé ici même, à Lévis, par des travailleurs québécois, s’est réjouie Christine Fréchette. C’est un contrat qui va propulser à vitesse grand V toute la région de la Chaudière-Appalaches et de la Capitale-Nationale. […] Avec tous les investissements qui se font dans la défense ces dernières années, on a une occasion unique à saisir et on est en train de la saisir.»
«Le premier ministre répète souvent que le Canada a ce dont le monde a besoin, mais aujourd’hui, j’ai le goût de dire que Lévis et le Québec ont ce dont le Canada a besoin, a ajouté Bernard Drainville. (Le chantier Davie) est le plus grand chantier naval au Canada. Il a failli fermer ses portes à de nombreuses reprises pour toutes sortes de raisons. Mais, les travailleurs et les gens de Lévis ne l’ont jamais laissé tomber et, aujourd’hui, on célèbre le plus grand contrat de l’histoire de la Davie.»
Photo : Gilles Boutin
Guerre tarifaire avec les États-Unis
En pleine guerre commerciale avec les États-Unis, les premiers ministres ont martelé que «le Québec et le Canada doivent être capables de construire davantage ici, de reposer davantage sur nos propres moyens et nos propres ressources».
«C’est fondamental pour garantir notre sécurité économique et assurer notre autonomie stratégique et ça, c’est ma vision du nationalisme québécois. Une nation forte qui prend son avenir en main. Certains veulent peut-être nous imposer leurs règles, mais on ne cèdera pas aux menaces. On va répondre par notre savoir-faire industriel, notre travail et notre détermination», a lancé Christine Fréchette.
La première ministre du Québec, Christine Fréchette. -Photo : Gilles Boutin
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