Lors de leur création, les Bardes à Barbes, dont le nom provient des années de chansonnier du chanteur du groupe, Charles Lehouillier, au restaurant la Chope Gobeline, à Québec, ont choisi un nom qui leur plaisait, sans se soucier d’y accoler un style musical en particulier.
«Je pense que c’est un nom assez accrocheur et qui donne le ton, même si tout le monde ne sait pas ce qu’est un barde. On est tombé dans la réflexion à savoir si les Bardes à Barbes, ça allait représenter notre musique, mais on s’est dit que les Cowboys fringants ne font pas du western. Le nom ne reflète pas nécessairement l’essence de ce que le produit doit être», philosophe Charles Lehouillier.
Malgré cela, leur style s’est clarifié au fur et à mesure qu’ils ont créé leur musique pour tergiverser du folk vers un son un peu plus rock, sans négliger leur appartenance à la musique traditionnelle. C’est d’ailleurs ce son qui a permis au groupe de tomber dans l’oreille du studio le 49e parallèle et, ainsi, d’avoir la chance d’enregistrer un premier album.
«C’est spécial, parce que ça ne fait pas longtemps qu’on existe et on a été chanceux. Le 49e parallèle nous a rencontré, a été intéressé par notre projet et nous a donné notre première vraie expérience de studio, donc ça donne un boost de confiance et d’intérêt pour un groupe aussi jeune. On est très content du produit», explique le chanteur et principal compositeur.
Un son réfléchi
Si l’aspect festif du groupe ressort beaucoup, Charles Lehouillier, dont le métier principal est intervenant, a à cœur d’écrire des textes qui ne banalisent pas certains comportements problématiques, comme la consommation d’alcool.
«Il y a beaucoup de couches dans la réflexion et le travail des textes, parce qu’il y a plusieurs affaires qu’en tant qu’intervenant je ne veux pas valoriser ou encourager. Je crois qu’involontairement, ça diminue la qualité des textes», souligne-t-il.
L’importance de chanter en français est également un élément central de l’écriture des Bardes à Barbes. L’ensemble ne souhaite pas ajouter de l’anglais pour plaire à un plus large public, sauf lorsque ce sont des mots issus du joual, qui font partie «de notre patois québécois».
«Il n’y aura aucune considération pour autre chose. Pour nous, le français est un point d’honneur. On parle en français, on chante en français et on fait rayonner la culture du français», lance Charles Lehouillier.
Maintenant que le court album du groupe est sorti, les Bardes à Barbes commenceront à le présenter officiellement en spectacle à travers la province, ce qui est à la meilleure façon d’écouter leur musique, selon le chanteur.
«La meilleure version des Bardes à Barbes, c’est en spectacle et ça va toujours l’être. On est plus festif. Chacune de nos chansons à une tendance à avoir une interaction avec le public. Il a un rôle à jouer dans nos chansons. La meilleure façon d’apprécier notre côté festif et funny, c’est en spectacle que ça se passe», assure Charles Lehouillier.