Alors qu’il avait 15 ans, Marc Belleau cherchait une manière de s’exprimer et son grand-père, aujourd’hui âgé de 93 ans, lui a offert sa première guitare. Aujourd’hui, il se promène dans les résidences de personnes âgées (RPA), les CHSLD, les écoles et les universités pour créer des vidéos où il chante pour des personnes de toutes les générations. Sur TikTok, il cumule 7,5 millions de visionnements, alors qu’il en compte 1 million par mois sur Facebook, en plus de gagner de plus en plus d’abonnés français et belges.
«Au début, en publiant mes premières vidéos, la réaction était parfois mitigée, mais ça m’a permis de me propulser et de m’ouvrir les portes à différents endroits, explique le Lévisien. Ce que les gens retiennent de mes vidéos, c’est le don que la musique a et la proximité avec les gens. C’est ma mission de continuer d’aller voir les gens et de leur offrir un moment. Qu’il y ait une personne ou 10 000, l’important c’est le moment offert à cette personne-là.»
D’un caractère fonceur et persévérant, Marc Belleau a choisi de se rendre directement auprès des gens pour tenter de créer un dialogue entre les générations grâce à la musique.
«Je trouve que la musique c’est fait pour être partagé et pour livrer une émotion, peu importe la façon. Mon objectif, c’est d’aller rejoindre le plus de générations possibles pour que toutes les générations cohabitent et se sentent bien ensemble. Je veux donner à tout le monde et n’exclure personne. C’est pourquoi j’aime aller dans les écoles primaires autant que dans les RPA, où les gens sont parfois plus seuls. Ma mission est d’inclure tout le monde et de participer à créer un monde uni», soutient le musicien.
Son projet musical
Affilié à l’agence de promotion radio ARTIFICE, qui a notamment œuvré auprès de Ludovick Bourgeois, Cœur de Pirate et Lou-Adrianne Cassidy, Marc Belleau présentera partout au Québec sa chanson Le vent m’emporte, le 14 septembre, et la diffusera ensuite sur toutes les plateformes d’écoute, le 18 septembre. C’est une chanson pop-folk où le Lévisien s’accompagne à la guitare.
«La chanson parle du fait que la vie va vite et que tout le monde court partout. Je mentionne qu’on vit dans un monde difficile où les gens ne se parlent pas beaucoup et qu’il y a plus d’individualisme. Donc, c’est un peu un appel à tous se réunir ensemble et à profiter de la vie. Je trouvais que l’automne, qui peut être une période plus sombre et difficile pour plusieurs, était parfait pour envoyer un appel de se réunir, de bien s’entendre ensemble, de profiter de la vie et de penser aux autres», lance Marc Belleau.
Cette chanson est d’ailleurs liée à un projet d’album 100 % francophone, qui devrait sortir en avril 2027. Pour celui qui a déjà eu un groupe dans lequel il chantait en anglais, la transition vers le français était logique.
«J’aimais chanter en anglais, mais je me suis remis en question. On est au Québec et pour moi la chanson francophone est importante. La langue française se perd un peu en ce moment et je trouvais important que les jeunes artistes reprennent le flambeau et mettent la langue française, qui est une si belle langue, de l’avant. Pour moi, c’est important de défendre ça et de chanter en français le plus possible», souligne-t-il.
Si la date de sortie officielle de l’album n’est toujours pas connue, le lancement se fera à Lévis.