jeudi 15 janvier 2026
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Remords et espérances de nouvelle année

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09 janv. 2026 06:30

J’ai parlé aux trois candidats à la mairie, chacun quatre fois en 2025. Chaque fois, je leur ai parlé de faire du ménage dans les dépenses de la ville. Dans tous les cas, j’ai jugé leur réponse comme décevante. Il n’y aurait pas de ménage à faire, outre peut-être de vagues «contrôles de dépenses» et gels d’embauches.

Par Guillaume Ratté-Côté*

Puis, une nanoseconde après l’élection : boum! Il y avait une compréhension en ce sens du parti l’ayant remporté, devant l’urgence de boucler le budget. Et il a été question de juguler la sous-traitance, baisser des salaires (hâte de voir comment cela sera articulé), couper le journal municipal, etc.

Je regrette de ne pas avoir insisté davantage en précampagne et pendant celle-ci, et d’avoir lié la chose au fameux 13,9 millions de manques à gagner. Peut-être aurions-nous eu droit à un exercice de révision des programmes de meilleure qualité et plus approfondi. Moins «sur un coin de table».

Car il y a toujours amplement de quoi faire! Ne serait-ce que le million de dollars pour gérer la patinoire du quai Paquet! Et il demeure incontestablement bien des tares du genre qu’il faut recadrer, dans bien des directions (ou départements). Sans compter l’efficience, pouvant être améliorée au sein même de ces directions, directement dans leur quotidien. Et aussi, les départements qui sont souvent plus des nuisances que bénéfiques, comme l’urbanisme, ou, à mon avis, des coupures drastiques feraient que la ville se porterait mieux, même sans prendre en compte les énormes économies.

Mais j’ai de l’espoir! Je sens dans la cohorte de nouveaux conseillers que ce genre de compréhension est réellement naturelle, pour certains à tout le moins.

 Et, avec cette élection, où le parti qui ne promettait pas de nouvelles infrastructures de transport «structurant» l’a emporté, d’emblée, nous nous sommes évité une poussée d’accroissement étatique extrême. Rien de moins. Car bien que des «experts» appellent la chose un investissement, l’entretien et l’opération deviennent régulièrement un fardeau extrême pour les villes s’étant jetées là-dedans. Et les poussent à devenir d’éternelles quêteuses aux paliers supérieurs, sans parler de ce qui est drainé là depuis les missions de base.

J’ai aussi des espoirs assez grands pour ce qui est de la capacité de Steven Blaney de régler au plus tôt le problème de gestion des eaux usées qui a carrément gelé le développement de la ville.

Pour ce qui est du transport par voiture, l’élargissement de la 20, redevenu une priorité après l’annonce incompréhensible d’un recul de plusieurs années, est de bon augure. Si les élus provinciaux ont pu finalement entendre raison sur ce point, qui sait, peut-être cela les encourageront-t-ils à reconsidérer leur projet profondément stupide de troisième lien en plein centre, via le chemin des Iles. Mouture qu’ils défendent en prétextant des économies, comme la distance serait moins grande que pour un pont à l’est. Défense tout aussi stupide, considérant que cela implique de creuser des tunnels dans une zone connue comme difficile en ce sens, faire des raccords routiers impossibles sur la rive-nord, et côtoyer de près la seconde plus grande raffinerie de l’est du Canada.

Bref, 2026 sera intéressante et charnière, mais les espoirs sont permis. Je vous en souhaite une, au plan personnel, des plus épanouissantes.

*Guillaume Ratté-Côté est l'animateur de l'émission PolitiGuy Correct à la Radio de Lévis, CJMD 96,9, du lundi au jeudi à 16h.
 
Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis.

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