Par Jonathan Dussault
Si l’on regarde la situation simplement, en extrapolant un peu, on comprend que les tarifs y sont certainement pour beaucoup. Le marché change et, surtout, il rétrécit. La Chine et le Vietnam, ne pouvant plus générer les mêmes profits aux États-Unis, se tournent vers le Canada et font du dumping*.
Maintenant, la question se pose : qu'est-ce qu'on fait? Est-ce qu'on attend de perdre d'autres joueurs importants pour notre économie ou est-ce qu'on passe à l'action? Le gouvernement devrait d'ailleurs se positionner en juin pour déterminer si les pratiques commerciales des importateurs asiatiques nuisent aux producteurs canadiens (je peux déjà vous donner mon opinion : la réponse est oui). Est-ce que ce sera le wake up call tant attendu?
Sur une note plus positive, je me rappellerai toujours de Meubles South Shore comme d'une entreprise locale avec le cœur sur la main. Elle avait répondu à l'appel durant la COVID, alors que je devais boucler le budget de L'ADOberge et que c'était tout sauf facile. Merci à tous les employés pour leur travail des dernières années. Je pense à vous et j'espère que le gouvernement agira avant que nous ne perdions d'autres belles entreprises manufacturières.
*Le dumping est une pratique commerciale consistant à vendre un produit sur un marché étranger à un prix inférieur à son coût de fabrication ou au prix pratiqué sur le marché domestique, dans le but d'éliminer la concurrence et de conquérir des parts de marché.
Cette chronique fait partie de notre section Opinions, qui favorise une pluralité d'idées. Elle reflète l'opinion de son auteur, pas celle du Journal de Lévis.