Martine Biron mise sur l'immigration, la valorisation de la formation professionnelle, l'innovation technologique et la concertation régionale pour s'attaquer à la pénurie de main-d'oeuvre. Photo : Gilles Boutin

La candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans Chutes-de-la-Chaudière, Martine Biron, a détaillé ses engagements économiques, le 8 septembre. Si elle est élue le 3 octobre prochain, la nouvelle politicienne veut notamment miser sur l’immigration, la valorisation de la formation professionnelle, l’innovation et la concertation régionale pour s’attaquer au problème numéro un des entrepreneurs de la région : la pénurie de main-d’oeuvre.

Se réjouissant d’emblée de la vitalité économique de la circonscription qu’elle souhaite représenter à l’Assemblée nationale, Martine Biron a d’abord estimé que l’immigration pourrait en partie résoudre le manque de travailleurs dans plusieurs entreprises. Pour favoriser l’arrivée de travailleurs étrangers, la candidate caquiste dans Chutes-de-la-Chaudière veut s’attaquer aux longueurs de traitement des dossiers.

Mais pour l’ancienne journaliste, l’immigration n’est pas la «panacée». Elle juge que la cible de 50 000 immigrants que souhaite accueillir au Québec la CAQ chaque année est justifiée, malgré que plusieurs organisations représentant les entrepreneurs supplient le prochain gouvernement provincial d’augmenter le nombre d’immigrants accueillis chaque année au Québec.

«Par rapport à nos adversaires, nous sommes dans l’équilibre. Nous avons des défis particuliers qui sont propres à notre économie, et ça vaut pour Chutes-de-la-Chaudière. On a d’abord un défi d’intégration linguistique. On est quand même un petit oasis dans une mer d’anglophones. Si on veut que notre langue survive et si on veut la protéger, la francisation est un enjeu. Aussi, ça prend des logements, des services de garde et des services de santé pour accueillir ces nouveaux citoyens», a déclaré Martine Biron.

Du même souffle, la candidate caquiste est convaincue que les récentes déclarations controversées sur l’immigration de son chef, François Legault, ne vont pas faire fuir du Québec les immigrants. «C’est sûr que c’était maladroit et rapidement, il s’est excusé, a analysé Mme Biron. Ça arrive, ça va vite en campagne. J’ai été dans les autobus à titre de journaliste et je connais la pression à laquelle font face les chefs. Ça arrive que tu fais une déclaration un peu trop rapide. Mais c’est vrai qu’il y a des défis auxquels ont fait face pour bien les accueillir.»

Se concerter avec les acteurs du milieu

Pour s’attaquer à la pénurie de main-d’oeuvre, Martine Biron mise aussi sur l’innovation. Si elle n’a pu expliquer quelles mesures concrètes elle s’engage à mettre en place à ce niveau comme la CAQ fera bientôt des annonces en ce sens, la candidate caquiste dans Chutes-de-la-Chaudière s’est notamment réjouie d’avoir rencontré certains entrepreneurs qui ont misé sur les nouvelles technologies «pour produire plus avec moins de monde». 

Également, Martine Biron promet de valoriser la formation professionnelle. Lors de ses visites sur le terrain, elle a constaté que certaines entreprises avaient des besoins précis en main-d’oeuvre qui pourraient être répondus par une augmentation du nombre d’élèves diplômés de la formation professionnelle.

«La main-d’oeuvre doit être davantage qualifiée. On est dans l’économie du savoir et les travailleurs doivent avoir davantage de compétences, notamment par la requalification. Prenons QScale. Ils ont des travailleurs pour effectuer l’entretien ménager et des ingénieurs informatiques ultraspécialisés. Mais il lui manque des mécaniciens, des programmeurs et des techniciens», a illustré la porte-couleur de la CAQ dans Chutes-de-la-Chaudière.

Enfin, Martine Biron croit fermement qu’une concertation régionale avec les intervenants de la Capitale-Nationale et de la Chaudière-Appalaches est nécessaire pour trouver des solutions à la pénurie de main-d’oeuvre, comme le propose le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. Elle s’engage d’ailleurs à travailler ensemble sur cet enjeu avec Bernard Drainville (candidat caquiste dans Lévis) et Stéphanie Lachance (députée sortante et candidate caquiste dans Bellechasse), si M. Drainville et elle sont élus et si Mme Lachance est réélue le 3 octobre prochain.

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