Photo : Courtoisie - Équiterre

Équiterre, un organisme prônant une «société écologique et juste» basé à Montréal, a publié, le 14 septembre, une analyse sur le troisième lien, menée par son experte en mobilité en collaboration avec le Pôle intégré de recherche - environnement, santé et société (PIRESS). Selon cette étude, le projet désiré par le gouvernement caquiste sortant échoue lamentablement le «test climat» qui a servi de grille d'analyse.

Basée sur les «quelques données disponibles», l’analyse a évalué la compatibilité du projet avec quatre critères de la transition écologique, soit l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) et l’empreinte environnementale, l’adaptation et la résilience, la justice sociale et autres cobénéfices ainsi que la saine gouvernance.

Lors de ce «test climat», les analystes qui ont travaillé sur le projet ont jugé que le troisième lien obtenait une note de 24 sur 75, soit 32 %. Pour le volet de l'atténuation des émissions de GES et empreinte environnementale, le projet a obtenu une note de 33 %. En ce qui a trait à la partie de l'adaptation et la résilience face aux dangers climatiques, le troisième lien a été coté à 17 %. C'est pour la section des bénéfices socioéconomiques que le projet a obtenu la meilleure note, avec 39 %. Quant à la saine gouvernance, les analystes ont accordé une note de 22 % au troisième lien.

Concrètement, l'analyse déplore que le projet écarterait le Québec de la voie de la carboneutralité, entraînerait l'intensification de l'étalement urbain dans la région de Québec et ralentirait l'amélioration de l'offre multimodale. Aussi, les spécialistes derrière l'étude critiquent le manque de transparence du gouvernement dans le dossier.

«Il y a un consensus scientifique sur le fait que des projets comme le troisième lien entre Lévis et Québec n’ont pas leur place dans une société qui s’attaque sérieusement à la crise climatique et environnementale. Sachant tous les impacts potentiels de l’accroissement de la capacité routière, il est déplorable qu’on continue à faire fi de la science et mettre de l’avant de tels projets», a expliqué Andréanne Brazeau, analyste politique en mobilité chez Équiterre.

«Être cohérent»

Forts de cette analyse, plusieurs membres de l'équipe d'Équiterre demande aux partis politiques en lice de tirer un trait sur le troisième lien et de miser sur les transports collectif et actif pour améliorer la fluidité de la circulation dans la région de Québec.

«L’analyse est claire : le troisième lien ne passe pas le test de la transition écologique. Il ne devrait pas aller de l’avant si l’on souhaite agir en bon gestionnaire et avec cohérence dans la lutte contre la crise climatique», a résumé Marc-André Viau, le directeur des relations gouvernementales de l'organisme

«Repensons nos modes de transport et nos pratiques d’aménagement. Les solutions viables pour résoudre les enjeux de congestion sont multiples, et le troisième lien entre Lévis et Québec n’en fait pas partie. L’ère de l’auto solo est révolue : il est temps de favoriser les modes de transport durables et abordables, tout en créant des milieux de vie sécuritaires et résilients. Utilisons nos énergies pour identifier celles qui sont adaptées à notre région», a pour sa part ajouté Alizée Cauchon, analyste principale - relations gouvernementales chez Équiterre.

 

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