Concertation Logement Lévis a demandé à la Ville de Lévis la construction de 125 nouvelles unités de logements sociaux et communautaires par année. CRÉDIT : AUDE MALARET

Le regroupement Concertation Logement Lévis lance un cri d’alarme face à la situation du logement social et communautaire à Lévis. Ses membres s’inquiètent de l’absence de nouveaux investissements ces dernières années.

«Depuis 2016, il n’y a plus de planification, plus de vision de développement et encore moins d’engagement ferme sur le nombre d’unités de logements social et communautaire à Lévis», dénonce Édith St-Hilaire de l’Association coopérative d’économie familiale (ACEF) Rive-Sud de Québec.

Les 21 membres de Concertation Logement Lévis ont questionné la Ville sur la poursuite des investissements dans la construction de logements sociaux et communautaires, lors d’une conférence de presse tenue le 4 novembre.

Le regroupement demande à la municipalité «de garantir dans le programme triennal d’immobilisations (PTI) de la Ville pour 2020-2021-2022 les sommes nécessaires pour la construction de 125 nouvelles unités de logements sociaux et communautaires».

Pas de nouveaux logements après 2020

Puisque la gestation d’un projet de construction d’un immeuble d’habitation «dure, du dépôt du projet à son inauguration, entre 3 et 5 ans», ils estiment qu’en l’absence de nouvelles annonces ces dernières années, il y aura un arrêt dans la construction.

«La conséquence de ce silence : après 2020-2021, il n’y aura pas de nouveaux logements sociaux et communautaires. Et ce, pour une période de trois ans», poursuit Mme St-Hilaire. Une situation «insupportable et inacceptable» pour les organismes. «Les projets immobiliers qui seront, dans les prochains mois, construits et inaugurés, ont été présentés et décidés il y a plus de 60 mois», ont noté les intervenants. 

Le regroupement demande donc à la municipalité de donner un signal clair sur ses investissements financiers. «À plusieurs reprises depuis 2016, la Concertation Logement Lévis a interpelé la Ville pour connaître ses intentions», rapporte Édith St-Hilaire.

Par exemple, «la Ville a mis dans les dernières années, jusqu’en 2014-2015, à peu près 15 % des coûts de réalisation dans ces projets. Donc, sans le soutien de la Ville, Carpe Diem n’aurait jamais vu le jour», illustre Richard Bégin, président de la coopérative Carpe Diem et directeur du Centre aide et prévention jeunesse (CAPJ). Une phase 2 est même envisagée par la coopérative qui s’intéresse à un terrain. «Il y a des avenues, mais s’il n’y a pas de soutien de la municipalité, ce projet ne verra jamais le jour», prévient-il.

Des besoins criants

 Pourtant, «l’accès au logement abordable devient plus en plus difficile.» Édith St-Hilaire précise que «des familles, bien que les membres du couple ont des emplois à temps plein, ont de la difficulté à compléter les fins de mois et sont vulnérables».

Concertation Logement Lévis a d’ailleurs rappelé qu’une étude publiée en 2016 à la demande de la Ville de Lévis, L’état des besoins en logements sociaux et communautaires à Lévis, «faisait déjà état des besoins importants de construction de logement. Les secteurs de Lauzon, Lévis-Centre, Saint-Romuald et Charny étaient ciblés comme les endroits avec les manques les plus criants. De plus, ce sont les personnes seules, les familles monoparentales et les aînés qui ont les besoins les plus pressants».

À Lévis, plus de 27 % des locataires consacrent plus de 30 % de leur revenu pour se loger, soit plus 4 500 familles dans cette situation. Selon la norme établie, un ménage devrait consacrer moins de 25 % de ses revenu aux coûts de logement. 

D’autres moyens que la construction

 «On essaie de trouver tous les moyens existants pour répondre aux besoins de nos citoyens en matière de logements sociaux et abordables. La construction en est un. Mais ce n’est pas le seul», a réagi Dominic Deslauriers, directeur général adjoint au développement à la Ville de Lévis joint par le Journal. 

À la suite de l’adoption de la Politique de développement social et communautaire par la Ville en 2019, il précise qu’un comité en matière de logement social, composé d’experts et d’élus, a été créé pour «établir et proposer des moyens traditionnels et novateurs pour répondre aux besoins».

D’autres solutions pourraient ainsi être envisagées comme la rénovation ou des programmes permettant de soutenir une offre en logements abordables dans le cadre de projets privés.  

Dominic Deslauriers reconnaît que la Ville prend «une petite pause» pour évaluer les meilleures solutions. «Je comprends que les organismes trouvent ça long et attendent les orientations de la Ville. Mais c’est une pause qui vise à se doter d’une stratégie qui va influencer à long terme nos investissements.»

 Et de rappeler que la Ville a apporté une contribution de 3,5 M$ à quatre projets, déjà annoncés, dont la construction doit débuter l’année prochaine. «C’est vrai que ça fait un petit bout qu’on n’a pas annoncé de nouveaux investissements. Mais lorsqu’on va le faire, ça va être des investissements qui vont avoir de l’impact sur nos citoyens», conclut-il 

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