CRÉDIT : BIGSTOCK

La création d’un livre est chose semblable à donner vie. Quelques minutes pour avoir le sujet principal qui le constitue, quelques semaines à le former et des années à s’en occuper. Malgré tous ses efforts, l’auteur ne sera jamais récompensé à sa juste valeur au commencement de sa carrière et même au cours de cette dernière.

L’auteur ne fera que 10 % du prix d’un livre vendu. Écoutez, si vous comptez devenir écrivain, ne vous fiez pas à ce métier pour faire des REERS fructifiants. Selon moi, ce salaire est ridicule. Calcul rapide, si un livre coûte 20 $, ce qui est le prix normal d’une œuvre, l’auteur ne touchera que 2 $.

Puis, c’est à ce moment que cela se corse à savoir si le livre fera du profit. Est-ce que c’était le bon moment de sortir cette œuvre? Est-ce que le sujet est d’actualité pour les lecteurs à ce moment? Est-ce que l’éditeur a fait un bon boulot? Nul ne le sait.

Être auteur c’est presque vivre sur le bien-être social, mais c’est aussi se lancer dans le vide sans savoir ce que l’avenir nous réservera. Selon une étude menée par l’UNEQ en 2018, 90 % des membres de cette association n’atteignent même pas un revenu de 25 000 $. Attention, vous n'êtes pas prêt à lire la phrase suivante… le revenu médian (salaire moyen, calculé avec 50 % des revenus fais par les personnes ayant le salaire le plus élevé et 50 % des revenus fait par les personnes ayant le salaire le plus faible) est inférieur à 3 000 $ pour les membres de cette association. 

Il ne faut pas d’ailleurs oublier que si une personne veut devenir écrivaine, elle doit avoir d’autres projets comme coussin de sécurité. Le problème est souvent qu’en faisant cela, les écrivains n’ont plus assez de temps pour se concentrer sur leur tâche principale, soit écrire un livre. C’est triste et à la fois désolant de voir qu’une personne ne peut exercer sa passion comme métier puisque son travail acharné n’est pas mesuré à sa juste valeur. Plusieurs pétitions à propos des salaires trop bas des auteurs circulent sur internet. Même que certains individus parlent du métier d’écrivain comme si cela était du bénévolat culturel. Pourrait-on nous questionner à propos des valeurs du gouvernement à ce sujet?

Pour votre information, le libraire qui vendra le livre touchera 40 % du prix de celui-ci. À mon avis, ce pourcentage est trop élevé. Cependant, je ne dis pas que les auteurs devraient avoir 40 % du prix du livre et les libraires 10 %. Mais pensez-y, le libraire a des centaines de livres à vendre provenant de différents écrivains, tandis que l’auteur n’a qu’une œuvre à gérer. Selon ma vision de cette situation, il ne faudrait que faire qu’un équilibre entre les pourcentages et donner un peu plus de crédits aux écrivains puisqu’ils méritent cet argent après tout ce qu’ils font pour donner vie à leur œuvre. De plus, pour améliorer le monde littéraire au niveau des finances, il faudrait peut-être bien ne pas accepter toutes les œuvres et y faire des coupures pour y assurer un rendement monétaire.  

Lili-Rose Charest

Lévis

Les plus lus

Une première réussie pour le Club photo de Lévis

Pour la première fois de son histoire, le Club photo de Lévis a soumis des photos au Défi interclubs Mongeon-Pépin (DIMG) de la Société de promotion de la photographie du Québec (SPPQ). Ce nouveau défi a été une réussite pour l’organisme lévisien qui a terminé au huitième rang.

Invitation à la nostalgie au quai Paquet

C’est vendredi prochain que la série d’activités présentée cet été au quai Paquet sera lancée avec un spectacle d’ouverture. Avec la contribution de plusieurs artistes locaux ou originaires de Lévis, les organisateurs de l’événement offriront aux spectateurs un voyage pour revivre les moments marquants de la scène culturelle lévisienne des 10 dernières années.

Des projets plein la tête pour Diffusion culturelle de Lévis

À la tête de Diffusion culturelle de Lévis depuis bientôt un an, Jacques Leblanc a lancé sa première programmation de L’Anglicane le 25 mai dernier. Entre classiques et nouveautés, le directeur général et artistique veut séduire les spectateurs de tout âge et accroître le rayonnement de la salle.

Grands Feux Loto-Québec : la programmation révélée

Les thématiques officielles de la 26e édition des Grands Feux Loto-Québec ont été dévoilées le 14 juin, lors d’un point de presse au Terminal de croisière à Québec. Les divers spectacles de feux d’artifice seront bel et bien visibles à Lévis depuis le quai Paquet à partir du 21 juillet.

Une comédie savoureuse au menu du VBP cet été

Cet été, prenez place à une table de l’El Dorado Snack-Bar. Dès le 7 juillet, le théâtre est de retour au Vieux Bureau de Poste avec une comédie savoureuse et réjouissante de Marie-Thérèse Quinton servie par les finissants du Conservatoire d’art dramatique de Québec.

Les Beaux Dimanches en musique reviennent à Charny le 26 juin

Après deux années de silence obligé, les Beaux Dimanches en musique seront de retour à l'Église de Charny jusqu’au 21 août.

Tout pour créer librement à la Ruche d’art du Filon

À la Ruche d’art du Filon, les participants laissent aller leur inspiration. Le temps d’un après-midi, un espace de liberté et de rencontre se forme et donne à chacun la possibilité d’exprimer sa créativité.

Un été à rêver et découvrir à la Maison Fréchette

La saison estivale de la Maison natale de Louis Fréchette démarrera le 16 juin avec une exposition historique soulignant les 30 ans de son ouverture au public. La programmation se poursuivra avec des rendez-vous festifs, musicaux et contés pour petits et grands.

Un chœur qui bat toujours

Après deux ans de pandémie, le Chœur du Monde bat toujours. Les choristes donneront un joyeux et bref concert, le 12 juin à 14h30 au quai Paquet à Lévis.

Le Chœur du Monde accueille le Leuvens Meisjeskoor

Le Leuvens Meisjeskoor, Chœur des jeunes filles de Louvain, sera de passage à Lévis lors de sa tournée canadienne. Les choristes lévisiens et belges se retrouveront pour un concert au Juvénat Notre-Dame, le 3 juillet.