Quand le Centre de pédiatrie sociale de Lévis a ouvert ses portes il y a dix ans, ses fondateurs se demandaient s’il arriverait à vivre un an. Une décennie plus tard, l’organisme est toujours là. L’offre de services s’est élargie, l’équipe a grandi, pour atteindre une douzaine de personnes, et le nombre d’enfants suivis s’élève à près de 600 aujourd’hui.

«Toutes ces années sont passées à une vitesse incroyable», constate Maude Julien, directrice générale, à l’origine de la création du Centre de pédiatrie sociale de Lévis en 2010.

À ces débuts, le Centre ne possède pas de locaux. Avec un pédiatre, le Dr André Rousseau, Maude Julien rend visite aux familles chez elles. Ils utilisent aussi l’infirmerie de l’École Saint-Dominique. En novembre, ils s’installent dans un local.

«Les demandes et les besoins sont arrivés rapidement», se souvient l’infirmière clinicienne de formation.

Le Centre de pédiatrie sociale se trouve alors à Lauzon, près du chantier maritime. Après plusieurs années, l’espace devient trop petit et doit s’agrandir. Il y a urgence à se relocaliser. 

En juillet 2017, l’organisme s’installe dans les anciens locaux des sœurs de la Charité, situés dans les bâtiments de l’École Marcelle-Mallet, malgré quelques incertitudes sur ce nouvel emplacement qui éloignerait le Centre de ses bénéficiaires et des quartiers où se trouvent l’essentiel des besoins.

L’occasion est belle. Le Centre déménage. Les gens qui le fréquentent suivent. Et finalement, cette relocalisation le rapproche des écoles, des classes-ressources et un arrêt d’autobus se situe juste en face de la bâtisse. Sans compter la superbe vue dont jouit maintenant la salle d’attente et qui permet de «donner un lieu agréable et apaisant» aux petits patients et à leur famille. 

Pour sa directrice, le succès du Centre à Lévis va de pair avec l’engouement pour la pédiatrie sociale. Avec 38 centres au Québec, le mouvement a fait ses preuves et montré sa solidité, estime Maude Julien. «C’est rassurant pour les gens», note-t-elle.

L’enfant pris en charge dans sa globalité

 L’intervention structurée autour d’une équipe multidisciplinaire constituée de médecins, de travailleuses sociales, d’un éducateur spécialisé, d’une art-thérapeute et d’une orthophoniste permet de prendre en charge les enfants de 0 à 18 ans avec une approche globale. 

L’accent est mis sur l’enfant pour l’accompagner dans tous les aspects de son développement, bien au-delà de la santé. Pour répondre à ses besoins, l’équipe guide aussi les adultes vers les ressources qui peuvent permettre de désamorcer une situation difficile qu’eux-mêmes vivent.

Les jeunes pris en charge ainsi que leurs parents se trouvent dans des situations de grande vulnérabilité, que ce soit pour des raisons financières, de dépendance ou qu’elles soient causées par l’isolement ou des problèmes de santé mentale. Ils sont généralement orientés par d’autres services, l’école ou viennent par le bouche-à-oreille qui se fait dans les immeubles des HLM. 

Pour les années à venir, le Centre de pédiatrie sociale de Lévis veut voir toujours plus grand. Depuis quatre ans, un projet attend dans les cartons. Faute de pédiatres, difficiles à recruter. Maude Julien aimerait ouvrir un point d’accueil satellite à Saint-Romuald pour se rapprocher des habitants de ce secteur et des alentours.

La directrice souhaite aussi renforcer l’équipe en ajoutant un service de pédopsychiatrie, deux jours par mois. En plus du partenariat avec l’École de musique Jésus-Marie, le Centre envisage de se doter d’un garage à musique, dont les bienfaits pour réduire l’anxiété ne sont plus à démontrer. L’accès aux camps de jour restant encore difficile pour les enfants malgré les quelques places accordés par les organisations, c’est un défi supplémentaire auquel le Centre de pédiatrie sociale entend s’attaquer.

Une soirée-bénéfice

La 6e édition de la soirée-bénéfice annuelle du Centre de pédiatrie sociale de Lévis se tiendra le 17 avril, sous la présidence d’honneur de Maxime Laviolette, directeur général de Dessercom. 

L’événement sera présenté sous la forme d’un cocktail dînatoire animé au rythme rétro des années 50. Une quinzaine de restaurateurs proposeront des bouchées créées spécialement pour l’occasion et des artistes animeront les lieux. Une cinquantaine de lots seront aussi mis à l’encan silencieux. Cette soirée-bénéfice lancera les festivités du 10e anniversaire du Centre de pédiatrie sociale de Lévis. 

Les billets sont disponibles au www.pediatriesocialelevis.com/soiree-benefice.     

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