Sur le territoire du Grand Lévis, 10 organismes offrent des services de popotes roulantes à un total de 250 usagers. CRÉDIT : COURTOISIE

La dernière année a été éprouvante pour plusieurs organismes à travers la province en raison de la pandémie, ces derniers ont dû jongler avec le confinement obligé de la plupart de leurs bénévoles de 70 ans et plus ainsi qu’avec la hausse de la demande envers les services qu’ils offrent à la population. À l’occasion de la Semaine québécoise des popotes roulantes qui se déroule jusqu’au 20 mars prochain, voici un portrait de ce service qui livre des repas chauds à prix abordables à domicile à des centaines de résidents du territoire du Grand Lévis.

Cette année, ce sont plus de 25 000 repas qui seront livrés par les dix organismes de la région qui offrent ce service comparativement à 20 400 en 2019-2020. Les popotes roulantes s’adressent aux personnes, la plupart âgées, souhaitant conserver leur autonomie et demeurer à leur domicile le plus longtemps possible, souvent ce soutien leur permet de rester chez elles plutôt qu’en institution.

«La particularité de la popote, c’est que les usagers peuvent autant être des personnes avec une bonne mobilité que des personnes qui ont besoin de services de levé à domicile, par exemple. Ça couvre une large classe de personnes aînées», explique Caroline Gosselin, coordonnatrice des services de soutien à domicile chez Convergence action bénévole.

Chaque semaine, ce sont 660 repas qui sont livrés dans le Grand Lévis par les dix organismes lévisiens, on parle de 250 usagers qui en bénéficient et 51 bénévoles qui mettent la main à la pâte. Au printemps dernier, les services de popotes roulantes ont connu une augmentation marquée de leurs usagers, mais cette progression avait déjà commencé en raison de la population vieillissante.

À son arrivée en poste en 2013, Mme Gosselin rapporte que seulement 20 personnes bénéficiaient des services de la popote roulante dans le secteur Desjardins et qu’aujourd’hui, ils sont une centaine.

Les services de popotes roulantes sont un réseau d’entraide significatif entre les organismes, les usagers ainsi que les bénévoles, assure la représentante des popotes roulantes.

S’adapter rapidement à la pandémie

 Lorsque le gouvernement du Québec a demandé aux personnes de 70 ans et plus de rester à la maison au printemps dernier, ce sont 80 % des bénévoles de la popote roulante de chez Convergence action bénévole qui ont dû quitter.

«C’est beaucoup de gens qui avaient au-delà de 70 ans qui préservaient leur santé en étant impliqués dans des services à rendre à la population qui ont perdu une grande portion des leurs activités. C’est une situation qui est très dommage et dommageable pour ces personnes», souligne Caroline Gosselin.

Cependant, une foule de bénévoles plus jeunes ont donné leur nom pour reprendre le flambeau et ainsi les services de la popote roulante n’ont pas dû être suspendus.

«Le contexte pandémique a interpellé les citoyens et on a beaucoup de bénévoles qui pensaient à en faire et qui ont finalement décidé de le faire. Maintenant, on a des cohortes beaucoup plus jeunes composées de jeunes retraités et même des travailleurs, rapporte la coordonnatrice des services de soutien à domicile. C’est une belle mobilisation qu’on a constatée. Par année, habituellement, on accueille une trentaine de bénévoles pour tous nos services. Au printemps passé, on a accueilli au moins 45 bénévoles. Ça a été une belle vague de sympathie.»

De plus, Mme Gosselin mentionne que les services de popotes roulantes ont aussi un rôle de vigie. En effet, les popotes sont pour leurs usagers un contact important qui les aide à briser leur isolement puisque la plupart demeurent seuls.

Des enjeux futurs

Déjà aux prises avec des problématiques de recrutement de bénévoles depuis plusieurs années, les organismes s’attèlent à affronter les défis futurs. Les popotes roulantes devront s’adapter à l’augmentation constante de la clientèle ainsi qu’à la diversité de leur offre.

«On s’en vient dans une génération où il faudra tenir compte des allergies, des intolérances et de la diversité de nos repas», souligne Caroline Gosselin.

Aussi, les organismes devront apprendre à s’adapter aux besoins de leurs bénévoles pour qu’ils soient plus nombreux, croit-elle. «Oui, il y a une problématique de recrutement, mais il faut aussi innover dans nos pratiques pour accueillir les bénévoles selon leurs intérêts et s’adapter à eux.»

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