CRÉDIT : GILLES BOUTIN

Le candidat à la mairie de Lévis, André Voyer, compte faire de la crise climatique un enjeu prioritaire s’il venait qu’à être élu à la tête de Lévis, le 7 novembre prochain. Aux grands maux, les grands moyens, le Lévisien souhaite que Lévis devienne un modèle quant aux mesures à prendre pour faire face aux changements climatiques.

«Depuis que le maire sortant est en poste (Gilles Lehouillier), il y a plus d’automobiles (sur le territoire) et les gaz à effet de serre (GES) ont certainement augmenté de 20 à 30 % depuis ce temps. La qualité de l’air, de l’eau et des terres, on ne veut pas le voir, je ne comprends pas pourquoi. Il faut faire quelque chose», expose d’emblée M. Voyer.

Toujours dans la même lignée de son désir d’implanter une démocratie municipale directe, le candidat à la mairie souhaite que les citoyens fassent leurs choix pour contrer cet enjeu écologique et que ces décisions aient un impact sur les municipalités environnantes, voire dans la province entière.

«Si on décide entre citoyens d’en faire une priorité et que nous devenons un leader, ce sont les Lévisiens qui vont porter ces idées sur leurs épaules. Notre parole est assez forte pour avoir un impact sur notre territoire et une influence sur les autres municipalités», soutient André Voyer.

Des engagements verts

D’abord, si le Lévisien venait qu’à être choisi par ses concitoyens le 7 novembre, il s’engage à interdire la publicité et réduire l’accessibilité aux voitures à essence.

«C’est d’avoir la même attitude qu’on a eue face à la cigarette et à la fumée secondaire […] Ça va créer un tollé évidemment, mais est-ce qu’on peut essayer de faire quelque chose pour améliorer ou ne pas contribuer à accélérer le processus de la crise climatique?», partage le candidat à la mairie de Lévis.

Dans ses éventuels projets, André Voyer, qui s’oppose à un troisième lien autoroutier entre Québec et Lévis, souhaite creuser une ligne de métro sous Lévis qui relierait les pôles importants du territoire et qui pourrait peut-être même s’étendre jusqu’à Saint-Henri et Saint-Apollinaire.

Le Lévisien soutient que le développement d’une telle infrastructure permettrait à Lévis de se développer à grande vitesse et inciterait les citoyens à laisser de côté leur véhicule pour un service de transport en commun rapide et efficace. Il ajoute qu’il aimerait mettre en place une taxe carbone qui encouragerait les propriétaires résidentiels à conserver la canopée de leur terrain.

«Cette taxe serait déterminée par pied carré de terrain et serait réduite en fonction du pourcentage de canopée sur ledit terrain. Si quelqu’un n’a pas d’arbre sur son terrain, il paiera le plein prix et ces sous permettront d’être réinvestis pour la mise en terre d’arbres et de vignes, créer une école d’horticulture et mettre en place une philosophie de terre vivante», propose M. Voyer.

Également, le candidat à la mairie voudrait encourager la construction d’écoquartiers, la mise en valeur des toits verts, mettre en place des capteurs carbone, inviter des experts d’initiatives vertes pour informer la population et l’accompagner dans un virage vert, rendre disponibles des voitures électriques communes ainsi que construire un monorail suspendu pour le transport des marchandises le long de l’autoroute 20.

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