Repensons Lévis mise notamment sur l'électrification des transports pour engager Lévis vers une mobilité plus verte. CRÉDIT : GILLES BOUTIN - ARCHIVES

Poursuivant le 12 octobre le dévoilement de ses engagements environnementaux, Repensons Lévis (RL) a présenté ses engagements pour s'attaquer aux émissions de gaz à effet de serre produites par le transport à Lévis.

Dans le plan dévoilé par son chef et candidat à la mairie de Lévis, Elhadji Mamadou Diarra, et qui s'aligne selon lui dans le plan pour une économie verte du gouvernement du Québec, RL promet de tripler le nombre de bornes électriques sur le territoire de la ville lors d'un éventuel premier mandat de quatre ans. Le tout permettrait d'inciter davantage de Lévisiens à acheter des voitures électriques, selon Repensons Lévis. 

Voulant que la Ville de Lévis montre l'exemple, la formation politique souhaite élaborer un plan d’électrification de la flotte de véhicules appartenant à la ville, ainsi que des autobus de la Société de transport de Lévis (STLévis), et réaliser cette transition d’ici 2030.

«Posséder une voiture exclusivement électrique, c’est faire un pas de plus pour la protection de notre environnement. Les objectifs environnementaux du gouvernement du Québec sont réalistes et en tant que grande ville, il faut en faire davantage afin d’accélérer la transition écologique. Notre approche créera des gains d’efficacité à moyen et long terme, j’en suis certain», a soutenu M. Diarra.

Un nouvel outil pour le transport en commun

RL s'engage aussi à construire le garage que la STLévis désire voir apparaître au terminus Lagueux, à Saint-Étienne-de-Lauzon. Le parti qui s'oppose à celui du maire sortant, Gilles Lehouillier, estime que cette nouvelle infrastructure permettrait de mieux desservir l'ouest de la ville en ce qui a trait au transport en commun, comme tous les autobus de la STLévis ont pour base le garage de l'organisme paramunicipal situé dans le quartier Lévis.

Le nouveau garage n'accueillerait que des autobus électriques, comme toutes les sociétés de transport du Québec ne devront utiliser que ce type de véhicule d'ici 2035. 

Enfin, RL a profité du dévoilement de sa position dans ce dossier pour critiquer une nouvelle fois Gilles Lehouillier. Le parti dirigé par Elhadji Mamadou Diarra argue que l'administration sortante a «manqué de volonté politique» pour concrétiser ce projet désiré par la STLévis depuis plusieurs années.

«Mon équipe est proactive et visionnaire. Notre ville a besoin d’une vision globale, pas d’un style de gestion à la pièce au jour le jour. Il faut aller au-delà des mots et agir maintenant. Sous mon leadership, Lévis va avancer plus vite et plus efficacement. La population a besoin d’une équipe plus efficace qui a les deux mains sur le volant», a déclaré M. Diarra.

Une sortie qui laisse perplexe

Quelques heures après le dévoilement de ces engagements de RL, le président de la STLévis et conseiller municipal sortant de Lévis Force 10 (LF10) pour le district Saint-Étienne, Mario Fortier, n’a pas caché sa surprise au Journal face aux promesses de ses adversaires.

L’élu a notamment rappelé que la STLévis analysait depuis 2018 les tenants et aboutissants du dossier de l’électrification de sa flotte, afin d’être fin prête à mettre en branle les travaux nécessaires lorsqu’elle obtiendra les subventions gouvernementales. De plus, il a indiqué que la STLévis est en voie de compléter la rédaction de l’appel d’offres et devis pour la construction de son garage au terminal Lagueux.

«Je suis un peu surpris de cette façon de faire les choses. Ils disent qu’ils veulent repenser, mais ils repensent des choses qui ont déjà été pensées. Tous ces projets sont planifiés et inscrits au programme triennal d’immobilisations de la STLévis. Leurs promesses en lien avec la STLévis, c’est plus que du réchauffé, c’est du passé date», a illustré M. Fortier.

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