L’érection du lieu a débuté en 1909 afin d’en faire un site de défense stratégique «puisqu’il permet de fermer l’accès au port de la Vieille Capitale le long de la voie maritime». Sa mission était de protéger le fleuve et d'assurer la défense de Lévis, Québec et du chantier naval A.C. Davie.
Photo : Gilles Boutin
Le lieu fut occupé lors des deux Guerres mondiales par des miliciens de la région provenant du 6e Régiment d’artillerie, rassemblant entre 100 et 500 militaires selon la période.
Équipé de deux canons de 7,5 pouces en haut de la colline et de canons antiaériens de 3.7 pouces en bas de la colline, ces derniers n’ont jamais été utilisés contre l’ennemi. L’activité principale qui y était faite était l’inspection des navires qui s’approchaient de Québec.
La casemate, la structure principale qui est encore observable, mesure 220 pieds de long par 50 pieds de large, alors que le coût des travaux pour son érection est estimé à 50 000 $.
Photo : Gilles Boutin
Le fort fait aujourd’hui partie du parc régional de la Pointe-de-la-Martinière d’une superficie de 125 hectares. La Pointe-de la Martinière constitue un massif naturel et culturel et comprend des espaces forestiers, des friches et des champs de pâturage. On y trouve notamment bons nombre de sentiers, des milieux naturels variés ainsi qu'un accès au littoral fluvial. C’est aussi le point de rencontre de deux pistes cyclables : le Parcours des Anses et le Parcours Harlaka.
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