C’est en 1966, âgé de 27 ans, que Rosaire Chrétien, le grand-père de Jennifer Breton a épousé sa femme, Lina Chrétien, alors atteinte de la sclérose en plaques. C’est 60 ans plus tard que la Lévisienne, également âgée de 27 ans, a choisi de se lancer dans le même chemin que ses grands-parents empruntaient chaque année, mais celle-ci le fera sur deux roues.
Pour Jennifer Breton, ce défi est une manière de tenir la promesse que son grand-père a faite en 1966.
«Cette promesse, c’est un peu mon héritage. C’est en 1966 que mon grand-père a promis d’aimer dans la santé et dans la maladie. Pour moi, c’est une façon de continuer cet héritage. Ça me permet de dire merci pour tout ce que mes grands-parents m’ont apporté et appris. C’est une façon de continuer ce que mon grand-père a bâti», exprime-t-elle.
Maintenant décédé depuis un an, Rosaire Chrétien a été proche aidant une grande partie de sa vie. C’est dans cette optique que Jennifer Breton veut commémorer l’histoire de son grand-père pour qu’elle ne soit pas oubliée, puisqu’elle croit que «les morts ne sont jamais vraiment morts tant qu’on ne les oublie pas».
«J’ai côtoyé de la tendresse et de l’amour toute ma jeunesse. Il a tout le temps été là, mais il ne l’a jamais été par obligation, plutôt par amour. C’est quelque chose de tellement mignon que je trouvais que ça méritait d’être mis en valeur. Pour toute cette implication qu’il a eu pendant toutes ces années, il fallait en parler», soutient celle qui a récemment commencé le vélo de route.
Un défi de taille
Effectivement, Jennifer Breton a décidé de parcourir une grande distance à bicyclette, alors qu’elle a commencé le sport il y a à peine un an. Si elle est consciente qu’elle se lance dans un défi de taille, la Lévisienne assure qu’elle est à fond dans sa nouvelle discipline pour réaliser ce défi important pour elle.
«Me rendre à Percé, c’est quelque chose de super significatif pour moi. Je voulais faire un défi qui serait un peu comme un pèlerinage pour moi. Ce sera un dépassement de soi que je pourrai faire pour eux, lance-t-elle. Je pense que les journées les plus émotives seront le départ, puisqu’on voudra faire quelque chose de festif avec des gens et ma grand-mère sur place, ainsi que l’arrivée, parce que j’associe énormément mon grand-père à Percé. Pour moi, aller là-bas, c’est comme retourner vers lui.»
Avec un grand défi viennent de grands espoirs pour Jennifer Breton. En complétant 1 120 km à vélo et en faisant connaître l’histoire de ses grands-parents, elle espère donner 10 000 $ à SP Canada – Chaudière-Appalaches. Bien qu’elle fasse la course de cet organisme depuis 2015 et qu’elle ait participé à des campagnes de financement pour celui-ci auparavant, elle a décidé de monter la barre en 2026.
«Cette année, je me suis dit que je voulais faire quelque chose pour moi et pour mes grands-parents. Je voulais faire vivre cette histoire et parler d’eux, puisque c’est une façon de garder mon grand-père et leur amour en vie», conclut la Lévisienne.
Les détails du défi de Jennifer Breton et les méthodes pour participer à sa campagne de financement sont accessibles sur ses pages Facebook et Instagram du même nom, La Promesse de 1966.