samedi 4 juillet 2026
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Chaudière-Appalaches

Augmentation des signalements à la DPJ

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Photo : Courtoisie – Santé Québec Chaudière-Appalaches

02 juil. 2026 10:18

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) de la Chaudière-Appalaches a comptabilisé une augmentation de 13 % de signalements faits au cours de l’année 2025-2026. En tout, elle a reçu 8 901 signalements, soit 1 042 de plus que l’année précédente.

Par Elizabeth Cyr - Journaliste pour l'Initiative de journalisme local

Avec la collaboration de Mélanie Labrecque

 
Malgré cette augmentation, le nombre de signalements qui ont été retenus a chuté de 16 % pour s’établir à 2 473, ce qui porte le taux de rétention à 28 %. Lors du précédent bilan, il était de 37 %.

Encore cette année, la majorité des signalements proviennent des employés d’organismes publics (40 %) et du milieu scolaire (23 %). Par ailleurs, 57 % des enfants pris en charge demeurent dans leur milieu familial.

Dans la région, ce sont les abus physiques (616 signalements) et le risque sérieux d’abus physique (321 signalements) qui constituent les principales causes des signalements retenus, viennent ensuite l’exposition à la violence conjugale (399 signalements), la négligence (286 signalements) et le risque sérieux de négligence (225 signalements), l’abus sexuel (234 signalements) et le risque sérieux d’abus sexuel (123 signalements). Enfin, on compte 167 cas de mauvais traitement psychologique et 128 de trouble de comportement.

Les DPJ interviennent auprès de familles et d’enfants qui sont en situation de grande vulnérabilité, rappelle l’organisation, qui a constaté une complexification des situations et une hausse des besoins. 

De plus, des données récentes montrent une fragilité de la santé mentale chez les jeunes et plus de la moitié des élèves présentent des signes d’anxiété sociale, une réalité qui influence leur bien-être, leur développement et leur réussite scolaire.

Ville de Lévis
La DPJ a retenu 713 signalements sur l’ensemble du territoire de la ville de Lévis; 281 dans le secteur Desjardins et 432 dans le secteur Chutes-de-la-Chaudière. Dans les deux cas, il s’agit d’une diminution par rapport au bilan 2024-2025.

Dans le secteur Desjardins, le nombre de signalements retenus pour l’abus physique est passé de 108 à 79, celui pour abus sexuel est passé de 37 à 19, celui pour l’exposition à la violence conjugale est passé de 42 à 36 et le nombre pour mauvais traitement psychologique est demeuré relativement stable, passant de 19 à 20. 

Cependant, le nombre de signalements reçu pour la négligence (20 à 33) et le risque sérieux d’abus physique (40 à 47) ont augmenté. Enfin, ceux pour le risque sérieux d’abus sexuel (17 à 7) ont diminué.

Dans le secteur Chutes-de-la-Chaudière, les signalements retenus pour les abus physiques (131 à 132), les abus sexuels (34 à 30), la négligence (45 à 42) ainsi que le risque sérieux d’abus sexuels (25 à 43) ont été moins nombreux.

Ceux pour l’exposition à la violence conjugale (67 à 75), les mauvais traitements psychologiques (22 à 33) et les risques sérieux d’abus physiques (61 à 65) ont augmenté.

MRC de Bellechasse
En ce qui concerne la MRC de Bellechasse, la DPJ a retenu moins de signalements. Il y en a eu 228 en 2025-2026, par rapport à 241 en 2024-2025.

Ainsi, l’exposition à la violence conjugale (48 cas) et les abus physiques (47 cas) constituent la majorité des signalements retenus. 

Les cas de négligence ont, à l’inverse, augmenté depuis la dernière année, passant de 21 signalements à 35, comme les troubles de comportements qui sont passés de 5 à 13. 

Le nombre d’abus sexuels est resté stable, passant de 22 à 23 cas, comme la problématique du mauvais traitement psychologique, qui est passé de 13 à 12.

La DPJ a également noté une diminution au niveau du risque sérieux d’abus physique, passant de 32 signalements à 23, tout comme le risque sérieux de négligence, passant de 37 à 20.

MRC de La Nouvelle-Beauce
Pour la MRC de La Nouvelle-Beauce, 195 signalements ont été retenus pour la dernière année, par rapport à 230 cas en 2024-2025.

Parmi l’ensemble des problématiques, les risques sérieux d’abus physique constituent 41 cas retenus dans la MRC et les abus physiques 35 cas, ce qui représente la majorité des signalements.

Les cas de négligence ont diminué depuis la dernière année, passant de 33 signalements à 15, comme le risque sérieux de négligence, de 38 à 17, et la problématique du mauvais traitement psychologique, de 15 à 10.

Le nombre d’abus sexuels est resté stable, passant de 21 à 22 cas.

La DPJ a également noté une légère augmentation au niveau de l’exposition à la violence conjugale, passant de 30 à 38 cas, le risque sérieux d’abus sexuel de 10 à 14 et les troubles de comportement de 6 à 11.

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