Le syndicat déplore que l'accès à une couverture pour les médicaments «dépend encore largement» du statut d'emploi. Les personnes dont l'employeur ou le syndicat offre une assurance privée sont obligées d'y adhérer, tandis que les autres sont couvertes par le régime public.
Du même souffle, l'APTS argue que ce modèle hybride «contribue à augmenter la facture pour l'ensemble des Québécois, puisque le pouvoir de négociation de ce dernier face aux compagnies pharmaceutiques se trouve affaibli dans les deux cas».
Le regroupement souligne que les dépenses totales en médicaments par habitant au Québec sont parmi les plus élevées des pays membres de l'OCDE (1 085$ USD par habitant), alors que la plupart de ces pays ont un RAMPU (coût moyen : 518 USD$).
«En maintenant un système fragmenté, on affaiblit notre pouvoir de négociation, on laisse les compagnies pharmaceutiques imposer leurs conditions et on multiplie les frais de toutes sortes. Il existe une meilleure façon de faire», a affirmé Robert Comeau, président de l'APTS.
Le syndicat estime qu'un RAMPU permettrait de mieux contrôler les coûts et d'offrir une couverture équitable à l'ensemble de la population. Selon une étude publiée en 2017, un RAMPU pourrait générer jusqu'à 3,8 G$ d'économies annuellement au Québec.
«On ne peut pas continuer à accepter que les Québécois.es - et le gouvernement! - paient toujours plus cher pour enrichir les assureurs et les compagnies pharmaceutiques. Un système plus simple, plus juste et plus efficace est possible. Ne manque que le courage politique de le mettre en œuvre», a conclu Émilie Charbonneau, première vice-présidente de l'APTS.