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David Lehoux prend sa retraite du CDL

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Photo : Étienne Vallières

01 avr. 2026 07:46

Le directeur général du Collège de Lévis (CDL) depuis 2005, David Lehoux, prendra sa retraite de son poste actuel, le 30 juin prochain. Il deviendra toutefois conseiller stratégique et responsable des immeubles et des projets spéciaux, à partir du 1er juillet, en plus d’assurer la transition avec la personne qui le succédera.

À l’origine, David Lehoux ne comptait pas se diriger dans le domaine de l’éducation. Il a plutôt étudié pour devenir ingénieur électrique. C’est lorsque sa mère, enseignante pendant 42 ans, l’a emmené enseigner les mathématiques et les sciences dans sa classe qu’il a eu la piqûre. En 1993, il a obtenu un emploi d’enseignant à temps partiel au CDL, qu’il comptait délaisser après ses études. 34 ans plus tard, cette institution est toujours au centre de sa vie.

«J’aime cette école-là profondément. Je dis souvent que c’est ma deuxième maison, mais parfois j’ai l’impression que c’est ma première. Je ne partirai jamais d’ici. On a tellement travaillé fort dans les 25 dernières années, que je veux que ça se maintienne. On va travailler dans la continuité pour passer le flambeau puis que ce soit solide», affirme le pédagogue.

Si le directeur général de 57 ans a choisi de quitter son poste, ce n’est pas pour cesser de s’impliquer au CDL, mais plutôt pour laisser quelqu’un d’autre prendre la relève. En vieillissant, David Lehoux voit la fin arriver et a choisi de changer de rôle avant d’être dépassé, bien qu’il trouve que le processus va plus vite qu’il ne l’ait anticipé.

«Un vieux, c’est à côté et ça conseille. Ça aide les autres. C’est ça que je veux faire, confie-t-il. Je ne veux pas être une belle-mère, je veux être quelqu’un qui va faciliter l’intégration de cette personne-là, l’aider comme un mentor et l’emmener rapidement à son plein potentiel pour faire rouler tout ça, si elle le veut bien.»

Un parcours marquant

Selon David Lehoux, le CDL se trouvait en mauvaise posture financière au début des années 2000 et les relations de travail internes et externes complexes menaient l’institution «dans un mur». Il a donc dû jouer un rôle central dans la remise en ordre de l’établissement.

«Il y a eu des difficultés financières, donc un moment donné, quand des gens quittaient dans l’équipe de direction, je ne les remplaçais pas et je ramassais leur tâche. J’ai assumé la direction générale, les ressources humaines, les ressources financières, les ressources matérielles et le développement de l’école pendant 13 ou 14 ans. Avec mon œil de directeur général d’expérience, je ne sais pas comment je verrais ça. Aujourd’hui, je suis content de ne pas l’avoir vu», explique-t-il.

Ses efforts ont notamment permis à David Lehoux de mettre en place des programmes d’arts, de sciences et de sports pour favoriser le désir des jeunes à aller à l’école, à construire le Complexe 2 Glaces Honco, à ramener le sport de haut niveau au CDL et, surtout, à «créer un sentiment d’appartenance et de sécurité» envers l’école.

«David, c’est quelqu’un pour qui le passé est garant de l’avenir. Il est allé rechercher l’ADN et la passion des gens dans l’histoire du CDL pour pousser plus loin et il était persuadé, avec la naïveté qu’il avait, que les jeunes et que le personnel embarqueraient là-dedans. Il est un pilier de l’histoire du CDL.», soutient François Bilodeau, directeur adjoint des affaires corporatives et des communications du CDL et ami de longue date de David Lehoux.

Bien qu’il demeure humble par rapport à ses réalisations, le Lévisien est conscient que certains de ses projets, comme le Complexe 2 Glaces Honco, ont un impact sur la population et cela le rend fier. Toutefois, il attribue ses succès à l’équipe qui l’a épaulé et à son désir d’aider les jeunes.

«Ce que je retiens, c’est l’amour des jeunes. Avoir un complexe multisports dans la cour, ça ne m’excite pas du tout. Voir les jeunes courir dedans, ça, ça me touche. C’est ça qui m’allume et qui ne disparaîtra jamais. J’aime voir les jeunes se développer», assure David Lehoux.

Ce qu’il reste à faire

Maintenant que la fin est plus proche que le début, David Lehoux laisse derrière lui un legs dont il est fier. Malgré cela, il sait que certaines tâches demeurent à accomplir, par exemple la deuxième phase de la Place des Anciens, le 175e anniversaire ou encore une salle de spectacle «à la hauteur des jeunes». Cependant, ce qu’il souhaite le plus conserver, c’est le contact avec les jeunes et les anciens qui ont été marqués par le CDL.

«Le contact avec les jeunes, c’est ce qui me manquera le plus. J’ai arrêté d’enseigner en 2001 et je m’en ennuie encore. Ma mère a pris sa retraite au même âge que moi et elle disait la même chose. Après sa retraite, elle a continué à donner des cours privés jusqu’à son lit de mort. On dirait qu’elle m’a donné ça. J’ai tout le temps nié ça, mais à la fin de ma carrière, je réalisé que j’étais animé par la même affaire», conclut David Lehoux.

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