Le CFER des Navigateurs se veut une école destinée aux 15 à 18 ans qui présentent des difficultés d’apprentissage. Durant leur formation, les élèves sont amenés à réfléchir à leur avenir professionnel.
«Durant la première année, les jeunes viennent faire trois matières de base pendant la journée et une période d’entreprise. La deuxième année, ils font deux périodes d’entreprise et deux périodes de matières de base. Puis, la dernière année, c’est le stage externe. Dans nos entreprises, on a du démantèlement électronique, une menuiserie, un lave-auto, du mobilier scolaire qu’on répare, etc. À partir de là, on travaille la ponctualité, la responsabilité et le travail bien fait. Après ça, ils ciblent eux-mêmes leur milieu», résume Jean-François Labbé, enseignant de l’école.
Vers la fin de leur stage final, les finissants organisent le Salon des stages et de l’emploi, où chaque élève tient un kiosque présentant son milieu de stage. Tenus sur deux journées, l’événement permet également à des élèves des écoles de l’Aubier, de l’Envol, de l’Horizon et de Guillaume-Couture de visiter les présentations afin d’en apprendre plus sur les différents milieux de travail.
«Après avoir fait leur stage, on demande aux élèves de venir les présenter aux futurs élèves et aux élèves actuels. Comme ça, ça donne une idée de ce qu’on est capable de faire au bout de la formation, qui est préparatoire au marché du travail. Par exemple, on a de la boucherie, de la cuisine, de la mécanique et de la plomberie. C’est une activité bilan de fin d’année et en même temps, une promotion pour les autres élèves», explique Jean-François Labbé.
Après avoir fait le tour des kiosques des élèves, l’enseignant du CFER des Navigateurs s’est dit «fier» en voyant le travail réalisé par ceux-ci.
«C’est vraiment surprenant et gratifiant parce qu’on est parti avec des jeunes qui n’avaient pas confiance en eux et avec une estime de soi à zéro. Là, ils sont bons, ils ont vécu des réussites et ils sont fiers. De présenter avec fierté ce qu’ils ont faits, c’est vraiment beau», a admis le professeur.
Une expérience marquante
Andrew Leclerc Bédard et Logan Ouellet, deux finissants du CFER des Navigateurs, se retrouvent dans des milieux de stages différents, mais retirent tous deux beaucoup de positif de l’expérience.
«Mon stage c’est dans une boucherie et je suis en tant qu’aide-boucher. J’aime bien l’expérience parce que c’est un métier qu’à la base je ne comptais pas faire, mais avec l’expérience que j’ai, ça me donne vraiment envie de continuer là-dedans», admet Logan Ouellet.
«Je suis dans un salon funéraire et j’y fais un peu de tout. C’est vraiment le fun! C’est sûr que c’est particulier mon milieu de stage, mais j’aime ça. Ce que j’aime, c’est d’aider les familles pendant leur deuil. C’est tout le temps compliqué, mais c’est plaisant d’être présent pour les aider», indique pour sa part Andrew Leclerc Bédard.
Dans le cadre du Salon des stages et de l’emploi, les deux présentaient leur réalité en milieu de stage. Beaucoup de curieux ont d’ailleurs profité de l’occasion pour visiter les kiosques préparé par eux-mêmes.
«Je leur présente ma journée en tant que personne qui est dans un salon funéraire, explique Andrew Leclerc Bédard. Je leur explique ce qu’on fait, en fonction des personnes qui sont devant nous et des choses comme ça.»
«Moi, je leur présente l’équipement, tout ce que j’utilise au quotidien. Je leur explique aussi comment se passent mes journées», ajoute Logan Ouellet.