Par Elizabeth Cyr - Journaliste pour l'Initiative de journalisme local
L’objectif principal de l’activité était de sensibiliser les jeunes à l’enjeu du gaspillage textile, un problème préoccupant au Québec.
«On veut sensibiliser les jeunes parce qu’au Québec, on a un des problèmes les plus importants qui est le gaspillage textile, et on n’en parle pas assez», explique Valérie Tremblay, une mère impliquée au sein de l’école qui a organisé l’événement.
Le défi Guinness a donc été choisi comme moyen concret pour aborder cet enjeu avec les élèves.
«Le record Guinness était une façon réaliste et interactive pour les jeunes de comprendre et aussi de réaliser que seul, jamais on ne serait capable, mais ensemble, on peut faire de grandes choses», indique Mme Tremblay.
Un succès au-delà du record
Pour participer au projet, les élèves devaient apporter un morceau de tissu taché, endommagé ou démodé qui aurait autrement été jeté. Chaque morceau a ensuite été joint aux autres afin de former une longue chaîne.
Les participants devaient dépasser la marque de 2 089 mètres pour battre le record. La mesure officielle a été effectuée par un arpenteur bénévole présent sur place lors du déploiement de la chaîne dans les rues entourant l’école.
Bien que l’objectif n’ait pas été atteint, tous les participants sont très satisfaits du résultat.
«La longueur totale de la chaîne était de 1 489,3 mètres, ce qui signifie que nous n’avons pas atteint le record visé. Cela dit, le projet est un véritable succès. Les participants ont offert une superbe performance et ont participé avec beaucoup d’enthousiasme», souligne Valérie Tremblay.
Elle rappelle également qu’il ne s’agit que d’un premier essai. L’ensemble des morceaux de tissus assemblés ont été conservés afin de pouvoir poursuivre le projet lors d’un futur événement.
«Rien n’est perdu. Nous sommes surtout très satisfaits du taux de participation et du résultat obtenu, considérant le court délai de préparation. Nous sommes déjà enthousiastes à l’idée de répéter l’expérience l’an prochain afin de compléter le record», ajoute-t-elle.
Pour Marie-Claude Breton, directrice des trois pavillons de l’École Notre-Dame-d’Etchemins, il était évident de prendre part à l’initiative de Valérie Tremblay.
«On a embarqué tout de suite parce qu’il était question d’environnement, de sensibiliser les élèves et c’est aussi une activité rassembleuse parce qu’on est quand même trois pavillons», explique Mme Breton.
Pour la directrice, dépasser le record n’était pas l’important.
«Les enfants sont très fiers d’avoir fait ça aujourd’hui. Ils ont fait plein d’apprentissages. Découper les morceaux, les assembler, respecter les consignes et être fiers aussi de l’accomplissement de l’école.
L’appartenance à l’école, c’est quelque chose qu’on développe et qu’on veut développer encore plus», conclut-elle.