Dans son film, Iryna Kostrova présente quelques familles ukrainiennes qui ont dû quitter leur pays et qui se sont retrouvées à Lévis. Elle a choisi de tourner des images en voyant à quel point l’accueil des Lévisiens avait facilité l’arrivée des familles.
«J’ai entendu l’histoire d’une Ukrainienne qui m’expliquait comment c’était lorsqu’elle s’est installée à Lévis. Ça m’a touchée et je pensais que ce n’était pas habituel. Comme je connaissais l’histoire, j’ai juste commencé à filmer. C’était facile, parce que les gens ont toujours été impliqués dans l’organisation de choses pour les nouveaux arrivants», mentionne la réalisatrice.
Pour Anna Spirina, présidente de l’Association ukrainienne de Lévis, présenter ce film lors de la Semaine de l’Ukraine à Lévis permettait de mettre en lumière la solidarité dont les Lévisiens ont fait preuve envers les Ukrainiens.
«L’accueil à Lévis a été exceptionnel. Les Lévisiens ont été très solidaires avec l’Ukraine. Il y a des comités formés à Lévis qui ont aidé à les accueillir et qui ont envoyé de l’aide humanitaire. En 2023, l’Association ukrainienne de Lévis a été créée. Grâce à tous ces comités, ce sont plus de 50 familles qui ont été accueillies à Lévis. Iryna a donc eu l’idée du film, en 2022, en voyant les actions qui se passent à Lévis pour accueillir les Ukrainiens. Elle n’avait jamais vu quelque chose pareil et elle trouvait que cela méritait d’être filmé», explique-t-elle.
Partager des traditions
En plus de présenter le parcours que les familles ukrainiennes ont dû traverser en immigrant à Lévis, le film met également de l’avant les traditions québécoises et ukrainiennes. Ceci a pour but de montrer comment le pont entre les deux cultures a simplifié l’arrivée des réfugiés.
«Il y a, à travers ce film, la vie de la communauté ukrainienne et lévisienne qui vivent des choses extraordinaires ensemble. On passe par la tradition québécoise et on fait découvrir la tradition ukrainienne. Ça inclut les nouveaux arrivants, les bénévoles, les amis. En écoutant ce film, on peut se reconnaître, puisqu’elle a filmé un peu partout. Elle était présente avec sa caméra pour filmer quelques familles ukrainiennes, mais aussi les traditions, comme Noël, la Saint-Jean-Baptiste, des concerts, des événements et des rencontres», souligne Anna Spirina.
Pour celle qui a voyagé de la Beauce à Lévis régulièrement afin de capter des moments de la communauté ukrainienne à Lévis, l’ouverture des Lévisiens permet aux nouveaux arrivants de conserver leur culture et de la partager.
«Oui, la culture ukrainienne peut vivre ici. C’est le but du film de le montrer. Les gens de l’Ukraine ont assez d’espace pour cultiver notre culture ici, au Québec. C’est une bonne terre d’accueil où il y a de la sécurité», conclut Iryna Kostrova.