mercredi 8 avril 2026
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11 000 $ à amasser pour des Pionniers en route vers l’Islande

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Les Pionniers du 12e Groupe scout Déziel lors de leur rencontre du 20 mars. Photo : Patrick Demanou Kana

08 avr. 2026 10:01

Les jeunes de 14 à 17 ans du 12e Groupe scout Déziel de Lévis préparent leur participation au Jamboree mondial 2026 en Islande. Souhaitant représenter Lévis et les valeurs de la Chaudière-Appalaches sur la scène mondiale, ils se préparent à vivre une opportunité qui leur permettra de développer leur autonomie, leur leadership et leur sens des responsabilités.

Par Patrick Demanou Kana

«Aller au Jamboree est un accomplissement», lance Philippe P., élève de secondaire 4. «Le scoutisme, ça marque des vies», ajoute le jeune scout, qui en est à sa septième année d’expérience. Ce vendredi 13 mars, comme lui, les 11 autres scouts de l’unité Pionniers présents ce soir-là et les 3 animateurs n’ont qu’un objectif en tête : l’Islande. Cet État insulaire d’Europe du Nord, situé à environ cinq heures d’avion du Canada, accueillera le Jamboree mondial 2026, du 20 au 26 juillet, au Centre scout Hamrar, à Akureyri. Au programme : jeux, défis, randonnées, vie de camp et soirées autour du feu.

Il est 18h30 le 20 mars, devant le 51, rue Déziel,  à la Maison des scouts Michel-Bélanger, à Lévis. Dans la cour, le ballet des voitures s’intensifie : on dépose des jeunes, on repart, certains parents trouvent une place de stationnement et se garent. À 19h10, l’ambiance est à son comble à l’intérieur du bâtiment. Les uniformes colorent les couloirs : le vert pour les Castors et les Louveteaux, le rouge pour les Éclaireurs et les Pionniers, le bleu pour les animateurs.

Vers 19h30, les corridors se vident. Chaque groupe rejoint son local, le calme revient. «C’est l’ambiance habituelle», lance, sourire en coin, Olivier Perron, l’un des quatre animateurs des Pionniers. Selon lui, au moins 200 personnes, scouts et animateurs, se retrouvent ici chaque vendredi, de 19h à 21h, de septembre à juin, suivant le calendrier scolaire. Pour Magali Lampron, le scoutisme est «une école de vie, de cœur et d’entraide», en complément de l’école classique.

En immersion avec les Pionniers

Le poste Pionniers Ashanti est le nom de la salle dédiée à l’unité. Lors du 20 mars, les activités suivent une programmation classique. Entre deux épreuves dans l’aire de jeu couverte, certains se confient : «On est tous des amis. On s’entraide», raconte Zachary G., élève de secondaire 3. «Le groupe est une source de motivation, mais avec un voyage en perspective, ça motive encore plus», ajoute Paul B., en secondaire 4.

30 minutes plus tard, place à la réflexion. Magali Lampron anime l’échange avec les autres animateurs. Les jeunes se projettent concrètement dans leur séjour grâce aux photos et vidéos qu’elle partage. La discussion porte sur les préparatifs, les règles à respecter et les réalités du voyage. Tous participent. Les consignes sont claires. «On va s’amuser, mais il faut rester sérieux», prévient Olivier Perron. On évoque même les formalités de douane et les recommandations sur les médicaments à emporter, le cas échéant.

Appel à la communauté

Le Jamboree mondial est un rassemblement d’envergure qui réunit des dizaines de milliers de jeunes issus de plus de 150 pays. En 2026, le 12e Groupe Déziel sera le seul représentant de la Chaudière-Appalaches au sein du contingent canadien. Ce projet «représente pour nos adolescents et adolescentes une opportunité unique de développer leur autonomie, leur leadership, leur sens des responsabilités et leur ouverture sur le monde», souligne Magali Lampron. «C’est aussi un apprentissage. On apprend à organiser des projets dans notre communauté», ajoute Philippe P. C’est justement vers cette communauté que le groupe se tourne aujourd’hui.

La délégation qui se rendra en Islande compte 19 Pionniers, dont 4 animateurs, tous mobilisés depuis moins d’un an seulement pour concrétiser le projet En route vers l’Islande. Le budget initial était bâti pour la moitié sur des activités de financement, et l’autre sur les commandites. Jusqu’à présent, le financement repose surtout sur les efforts des jeunes alors que le groupe a récolté moins de commandites jusqu’à maintenant. Magali Lampron confirme : sur les 54 000 $, il reste 11 000 $ à trouver, d’où son appel à l’aide. Le gouvernement provincial et quelques entreprises ont déjà contribué, mais l’objectif n’est pas encore atteint. «J’ai fait beaucoup de financement : bénévolat, collecte de canettes, recherche de dons», souligne Jason T., un des membres du groupe. 

«On ne lâche pas», lancent en chœur les animateurs. La responsable de l’unité rappelle que «la partie qui reste est minime». Elle cite pêle-mêle quelques événements à venir : Festival d’été de Québec, marathon et le Défi des escaliers. Autant d’occasions où les jeunes pourront glaner encore un peu d’argent, en parallèle de leurs études et de leurs examens. 

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