Rappelons d’emblée que les prix Hommage bénévolat-Québec sont remis par le gouvernement du Québec chaque année, dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, afin de souligner l’engagement et la contribution de bénévoles et d’organismes de toutes les régions du Québec. Plus spécifiquement, la catégorie jeune bénévole – Prix Claude-Masson souligne l’engagement bénévole des personnes âgées de 14 à 35 ans au sein de leur collectivité.
Impliqué dans sa communauté depuis qu’il a sept ans, Marc-Antoine Bélanger est président et fondateur du Cercle des philanthropes de Lévis, président de la Maison Louis-Fréchette, vice-président de l’Association ukrainienne de Lévis, vice-président du Regroupement des citoyens de la rue Saint-Laurent et responsable des finances du Nettoyage des berges, administrateur au Groupe Plein-Air-Faune ainsi qu’administrateur à la Fondation Cégep de Lévis.
«C’est comme une tape dans le dos qui indique que tu fais les bonnes choses. C’est sûr qu’être reconnu de temps à autres, c’est agréable. Le bénévolat en tant que tel, c’est important de le reconnaître et de le valoriser. Pour le valoriser, il faut reconnaitre les bénévoles qui sont là. Sur tous mes conseils d’administration, j’ai toujours pris soin de mes bénévoles pour les reconnaître, parce que c’est important. C’est une motivation externe qui montre qu’on croit en moi. Que le gouvernement du Québec le reconnaisse aujourd’hui, c’est une belle marque de respect et de reconnaissance», exprime Marc-Antoine Bélanger.
Le chemin vers le prix
Puisqu’il a grandi avec un père et un grand-père qui lui ont inculqué les valeurs du bénévolat, Marc-Antoine Bélanger a toujours voulu redonner à sa communauté, sans attendre de prix en retour. C’est pourquoi il a été surpris lorsqu’il a reçu un courriel, en février, lui indiquant qu’il allait recevoir cette nomination. Il a appris au même moment que sa candidature avait été envoyée par Anna Spirina, présidente de l’Association ukrainienne de Lévis pour remporter cette reconnaissance.
«Au début, j’étais surpris, parce que je ne fais pas ça pour les hommages et encore moins pour des prix du genre. Je trouve aussi que certains méritent le prix autant que moi, sinon plus, donc j’étais vraiment surpris, mais aussi choyé, puisque c’est prestigieux», précise le Lévisien.
Lorsqu’il en a parlé avec Anna Spirina, Marc-Antoine Bélanger a reçu des félicitations de sa comparse, mais pas d’explications sur sa décision d’envoyer sa candidature. Il a donc dû faire de l’introspection par rapport à son implication citoyenne et croit comprendre pourquoi il a été retenu pour le prix Hommage bénévolat-Québec.
«Ce n’est pas banal de faire autant d’heures de bénévolat par semaine à 27 ans. Ça fait partie de ma vie, mais on parle de 20, 25, 30, voire 40 heures par semaine. C’est comme un emploi à temps plein en plus de mon vrai emploi. Pour moi, c’est naturel de le faire. J’ai développé une expertise pour aider les organismes et j’aime le faire pour voir le concret que ça apporte», assure le Lévisien.
La cérémonie de remise de prix a donc été une occasion de rencontrer d’autres personnes qui tiennent à redonner à leur communauté.
«Souvent, ceux qui font du bénévolat, ce sont des retraités qui ont du temps. Souvent, on se sent seul, parce que des gens en bas de 30 ans qui font autant de bénévolat, il n’y en a pas beaucoup au Québec. De rencontrer ces jeunes-là qui s’impliquent et qui le font pour les bonnes raisons, soit par pure bonté et générosité, ça me motive», conclut Marc-Antoine Bélanger.