C’est ce qu’a révélé un rapport de la firme de génie EXP, le 24 juillet, indiquant que «les signes de dégradation lors des inspections confirment une détérioration liée aux conditions d’usage passées» après «75 ans de loyaux services, de marée, de sel et de glace».
Ainsi, les mesures déjà mises en place demeureront, soit la fermeture d’une bande préventive de 15 m et d’une zone de restriction de charge d’environ 20 m. Au moment de l’annonce, les équipes de la Ville étaient au quai Paquet pour «ajuster et agrandir la zone de 15 m qui est à accès restreint sur une bonne partie du quai».
«70 % du quai demeure quand même accessible, mais il y a des ajustements, à la barrière, qui vont garder une partie complètement fermée pour le public, précise Annie Gaudreault, directrice générale adjointe des Services à la communauté et intelligence d'affaires. Pour assurer le respect de ces mesures, on a ajouté de la surveillance et des agents de sécurité qui vont surveiller.»
Pas de détails avant l’automne
Dès lors, un plan d’action est en train d’être monté par les équipes municipales, mais aucun détail précis n’a été révélé. Ceux-ci suivront à l’automne prochain.
«On analyse le rapport de façon détaillée, on va identifier toutes les options possibles et les interventions qu’il va falloir faire. Une grosse partie sera aussi d’évaluer les coûts, les impacts opérationnels de tout ça et on va préciser des actions à court, moyen et long terme», indique Annie Gaudreault, qui n’a voulu dévoiler aucune estimation des coûts et échéancier.
Elle maintient cependant que la programmation estivale se poursuivra normalement, alors que des événements tels que le Week-end familial, les 25 et 26 juillet, les Grands Feux Loto-Québec, en août, et Lévis interculturelle, en septembre, s’y tiendront comme prévu. La zone des fontaines reste elle aussi accessible.
Questionné à savoir pourquoi le mur n’avait pas été vérifié avant, notamment lors des travaux de réaménagement du quai et de la gare fluviale, la direction générale de la Ville a indiqué que «la situation a évolué depuis».
«Elle est compliquée, l’histoire du quai Paquet aussi. C’est beaucoup de monde, beaucoup de propriétaires, beaucoup d’activités différentes. Il y a des vérifications qui ont été faites à l’époque et des recommandations qui ont suivi. Il y en avait de la donnée, mais ça a évolué avec le temps. Ce qu’on sait, c’est qu’on regarde en avant et on veut s’assurer que le quai reprenne toute sa splendeur et on va mettre les investissements nécessaires pour le faire», a souligné Dominic Deslauriers, directeur général de la Ville de Lévis.
Ce dernier a d’ailleurs ouvert la porte à ce que des discussions soient amenées sur l’avenir du quai Paquet et «les perspectives d’activités du quai».
«Je pense que c’est un moment pour se poser la question. En fait, on est déjà ailleurs qu’au moment où on l’a aménagé. C’était de beaux bassins, mais personne ne devait s’y mettre les pieds à l’origine. Aujourd’hui, on a des familles qui se baignent dans nos fontaines et on a adapté nos bassins en conséquence. Maintenant, il faut dire c’est quoi le futur. Peut-être que ce sera exactement la même chose, la même destination, ou peut-être qu’on fera d’autres travaux pour s’adapter avec l’évolution et les besoins de la population», a admis Dominic Deslauriers.