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Développement résidentiel

Nouvelle sortie de RL pour éviter les «incohérences»

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Photo : Gilles Boutin - Archives

11 sept. 2023 08:17

Avant le conseil municipal du 11 septembre, le conseiller municipal du district Saint-Étienne-de-Lauzon et l’un des deux élus de Repensons Lévis (RL) à l’Hôtel de Ville, Serge Bonin, a fait une sortie sur le développement de la ville. Citant plusieurs exemples «d’incohérences» d’intégration de nouveaux bâtiments près de quartiers résidentiels déjà existants, l’élu de l’opposition a alors réclamé que le pouvoir des élus soit renforcé quant à la réglementation du développement dans leurs districts.

«Pour moi, cette situation dans notre ville est inacceptable. Le développement se fait à grands pas. On a des grues un peu partout, comme se plaît à le vanter le maire. Pour nous, le développement doit se faire de façon intelligente et respectueuse. On constate des incohérences dans le développement qui portent préjudice aux citoyens. On demande un changement dans la façon de procéder. Les citoyens nous disent qu’ils ont l’impression que la Ville perd le contrôle, que ça va trop vite et que c’est un peu improvisé», a d’emblée lancé le conseiller municipal du district Saint-Étienne, lors d’un point de presse virtuel.

Selon l’élu de RL, la réglementation municipale actuelle est problématique dans plusieurs zones, puisque même si les projets immobiliers «peuvent respecter les normes en place, ça ne veut pas dire qu’ils s’imbriquent bien dans le cadre bâti». Lors de son point de presse, Serge Bonin a notamment montré une photo d’un nouvel édifice résidentiel de trois étages surplombant la cour arrière d’une résidence déjà construite dans un quartier lévisien.

«Notre équipe ne sera jamais contre le développement. Mais peut-on se munir des bons outils pour éviter les erreurs et ne pas tourner les coins ronds? Je suis convaincu que oui. Nous comprenons la frustration des gens qui vivent des situations incohérentes qui nuisent à leur qualité de vie. Chaque citoyen compte, il n'y en a pas un plus important qu'un autre. Tout ce que demande la population, c’est qu’on la consulte pour vrai afin d’améliorer les nouveaux projets pour qu’ils s’insèrent mieux dans le paysage», a soutenu M. Bonin.

Compensations, consultations et règles plus strictes

Déplorant que l’information sur les projets immobiliers «reste exclusive» au bureau de projets de la municipalité et que seuls les présidents d’arrondissements et le président du comité consultatif d’urbanisme y ont accès, Serge Bonin estime que la Ville de Lévis devrait mettre en place des mesures supplémentaires pour éviter des préjudices aux propriétaires existants.

Dans un document remis lors de la séance du 11 septembre, Serge Bonin et Alexandre Fallu, son collègue RL représentant le district Christ-Roi au conseil, ont recommandé à Guy Dumoulin, le président du comité consultatif d’urbanisme, de fournir toutes les informations pertinentes aux élus concernant les projets de développement à venir dans leur quartier avec les plans détaillées, rappelant du même souffle que tous les élus étaient tenus à un devoir de confidentialité.

«Il y a un gros travail de vulgarisation à faire pour les règlements. Les référendums sur l’hébergement temporaire est un exemple flagrant, (en raison du langage juridique utilisé), on ne sait jamais vraiment de quoi ça parle. À la base, le schéma d’aménagement devrait être divisé par quartier et indiquer clairement les zones. On a un besoin de densification, qu’est-ce qu’on fait pour le rendre le plus acceptable possible dans le cadre qu’on donne? Ça devrait se faire tranquillement, quartier par quartier, et prendre le temps de le développer tous ensemble. Quand on parle du schéma d’aménagement, on parle de la brique de 280 pages pour toute la Ville», a illustré M. Bonin.

Également, ils suggèrent que la réglementation sur les zones à développer soit revue en collaboration avec les élus et les citoyens et que la Ville «prenne tous les moyens nécessaires pour éviter qu’un nouveau développement porte préjudice de façon indue à un citoyen déjà établi sur le territoire». En ce qui a trait aux mesures plus concrètes, RL aimerait aussi que des mesures de gradation d’échelle, de distance minimale de la marge prescrite contiguë à l’existant et de la règle minimale du 45 degrés depuis la limite du lot au sol jusqu’au sommet du nouvel immeuble lorsqu’un développement à étages se situe près de résidences existantes soient ajoutées.

Enfin, Serge Bonin aimerait que la Ville de Lévis mette en place un formulaire qui permettrait aux citoyens de réclamer des mesures de compensations financières pour ceux qui subissent une «perte de valeur de propriété» et des mesures d’atténuation, telles que l’ajout d’écran tampon végétalisé. Questionné par le Journal à ce sujet, le conseiller municipal du district Saint-Étienne ne savait cependant pas combien pourrait coûter un tel programme à la municipalité.


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