«L’objectif est de trouver une voie de passage pour être en mesure, qu’en 2029, les promoteurs [puissent mettre sur le marché leur logement]. On peut avoir des voies parallèles où on est en mesure de travailler en collaboration avec les promoteurs. C’est la raison pour laquelle j’ai l’intention de rétablir les ponts avec ce que j’appelle nos créateurs de richesse, nos partenaires du développement», explique Steven Blaney.
Pour le maire, les liens entre l’administration et la direction avec les promoteurs ont été «rompus» au cours du dernier mandat. «Le lien de confiance a été brisé. Ce que je veux, c’est de reprendre contact avec ces gens-là et rétablir le dialogue dans un contexte de partenariat et de transparence. Ils connaissent la situation, mais maintenant c’est important de ne pas prendre des décisions unilatérales sans les consulter», ajoute-t-il.
Priorité Jeux du Québec
Promesse énoncée durant la campagne électorale automnale, Steven Blaney tient à plancher sur une candidature de sa ville afin de recevoir les Jeux du Québec.
«Dès le début de l’année, on va faire l’état des lieux de ce qui est requis pour recevoir les Jeux du Québec, par exemple, au niveau de l’athlétisme, de la gymnastique. Les Jeux génèrent beaucoup de retombées», soutient-il.
Au niveau des installations sportives qui seraient ajoutées sur le territoire, Steven Blaney maintient que «ça va être un héritage qu’on va laisser une fois que les Jeux du Québec vont avoir eu lieu. Les Jeux du Québec amènent aussi une contribution de 5 M$ qu’on peut investir pour [mettre à jour ou créer une nouvelle installation]. On peut utiliser l’événement comme un levier pour obtenir des sources de financement additionnel pour mettre à jour nos infrastructures».
Premier exercice
En entrevue avec le Journal, le maire de Lévis est également revenu sur son début de mandat marqué par l’adoption rapide d’un exercice budgétaire et d’un Plan quinquennal des immobilisations (PQI).
«Je suis agréablement surpris de la manière dont tout s’est déroulé de façon plutôt fluide. Évidemment, ça faisait à peine un mois que tous les élus avaient été assermentés lorsqu’on a adopté le budget, donc on avait non seulement un apprentissage des rouages municipaux à faire, mais aussi des décisions importantes à prendre pour notre collectivité», débute-t-il.
«Il y avait une proposition sur la table qui créait un certain émoi parmi nos gens d’affaires. On a pris le taureau par les cornes et on pouvait augmenter les taxes ou réduire les dépenses. Plutôt que d’augmenter davantage les taxes, on a revu des revenus à la hausse et on a aussi réalisé certaines compressions. À ce niveau-là, on a eu des propositions concrètes de la direction qui nous permettent de maintenir le panier de services», rassure Steven Blaney quant aux coupures annoncées.
Alors que les partis de l’opposition ont qualifié ce budget d’exercice «du moindre mal» et ont critiqué un manque d’informations complètes notamment en ce qui a trait aux coupures, Steven Blaney rappelle le court laps de temps devant lequel ce budget a dû être adopté. Pour son deuxième exercice, le maire souhaite poursuivre dans l’efficience de l’administration municipale.
«Quand on parle de diversification des revenus, on parle toujours d’aller chercher plus d’argent dans les poches des citoyens. Ce n’est pas quelque chose qu’on privilégie d’emblée, on aime mieux se concentrer sur des mesures d’efficience d’abord et puis voir ce que ça va donner», conclut le maire de Lévis.