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Perspectives 2026

Tendre la main vers la collaboration

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Photo : Courtoisie

08 janv. 2026 06:27

Ayant gagné deux sièges supplémentaires à la table du conseil municipal lors des élections municipales du 2 novembre dernier, Repensons Lévis (RL) se réjouit du gain obtenu, malgré une défaite qui en a surpris plus d’un au parti. Le Journal s’est entretenu avec Serge Bonin, chef de RL et candidat défait à la course à la mairie, ainsi qu’avec Isabelle Lefebvre, conseillère du district Saint-Nicolas et conseillère désignée du parti au conseil municipal.

«Ça a été un choc les élections. Je m’attendais à ce que nous rentrions plus fort que ça. Ça a été une mauvaise surprise, une petite dépression les premiers jours, mais après ça, on s’est réuni comme équipe et on s’est resserré», débute Isabelle Lefebvre. 

Pour Serge Bonin, la défaite n’est pas un signe de fin pour RL qui a réussi à marquer des gains importants et à rejoindre notamment une tranche d’âge plus jeune de l’électorat. 

«On ne s’engage pas pour viser la défaite, mais plutôt pour viser une transformation de la Ville, une façon de faire différente. Évidemment, on n’est pas là. On a quatre élus qui vont essayer de militer pour continuer notre discours, cette volonté d’aller davantage vers le citoyen. Repensons Lévis est né d’une insatisfaction citoyenne, de gens qui se trouvaient loin des élus et qui ne savaient pas comment prendre part à la vie politique. Passer de 34 % à 49 % de taux de participation aux élections, pour moi c’est une grande victoire», ajoute le chef.

Une collaboration à développer

Pour les élus de RL, le début de mandat a été plus ardu au niveau de la collaboration avec le maire de Lévis, Steven Blaney. Ceux-ci sont toutefois optimistes, mais sont en attente que les promesses de collaborer du maire se transcrivent en action pour 2026. 

«De notre côté, on continue de tendre la main, d’envoyer des courriels et d’ouvrir la discussion, mais la porte reste fermée. On n’a pas eu de réponse à nos messages, on a obtenu une rencontre sur deux demandes pour discuter du fait que nous n’étions pas présents dans les commissions. On a 33 % de la population qui nous ont élus et on veut être présent dans chacune des commissions», soutient Isabelle Lefebvre. 

Lors de l’adoption des commissions lors du conseil municipal du 8 décembre dernier, les élus de RL avaient demandé un amendement aux cinq commissions afin de demander l’ajout d’une place sur chacune pour un élu de Repensons Lévis pour assurer leur représentativité. Toutefois, cette proposition n’avait pas été retenue par le reste du conseil municipal. 

«J’ai fait des propositions pour avoir un cinquième siège justement. L’idée n’était pas de tasser quelqu’un, mais plutôt d’avoir notre place. Il a démontré de l’ouverture, je reste optimiste. Il a une belle occasion de nous tendre la main à son tour», argue la conseillère de Saint-Nicolas sur le sujet. 

Des projets à venir 

Alors qu’un Plan quinquennal des immobilisations (PQI) conservateur a été adopté cet automne, RL compte mettre de l’avant des projets touchant la qualité de vie au cours des prochains mois. Ceux-ci devraient présenter des propositions qui ne seraient pas à 100 % à la charge de la Ville, mais plutôt issus de partenariats. 

Isabelle Lefebvre et Serge Bonin souhaitent également s’assurer que les coupures annoncées lors du budget ne se transcrivent pas en coupure de services pour les citoyens. 

«Personne ne peut être contre l’efficience. Pourtant, on nous a toujours dit, aussitôt qu’on coupe, on coupe dans les services. On a besoin de mesurer c’est quoi l’impact. On ne sait pas exactement où ils coupent, donc c’est épeurant. Ça nous inquiète assez pour refuser le budget», déplorent-ils. 

Parmi les autres priorités pour les élus de RL, des projets comme une piste cyclable dans le secteur Saint-Nicolas et l’agrandissement du stationnement de l’Édifice Gérard-Dumont, dans le secteur Pintendre, seront sur les planches à dessin pour les conseillers municipaux du parti. 

Un avenir à réfléchir

De son côté, Serge Bonin indique être encore en réflexion quant à la suite pour lui. Ce dernier souligne avoir besoin de repos et d’un moment pour «arrêter le hamster». 

«J’accompagne les élus. Je leur ai promis au moins six mois et c’est clair que c’est ça. On a eu une assemblée générale du parti récemment et on a eu plus de 80 personnes, une chose qu’on n’avait jamais vue. La vie du parti est extraordinaire et on est en progression. J’écoute ce que chacun a à dire. Je dois laisser décanter», conclut Serge Bonin. 

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