Pour la centrale syndicale, l'année 2025 représente «l'échec total» du gouvernement de François Legault qui, au terme de sept années au pouvoir, «n'a rien fait pour régler les crises du logement, de l'itinérance, de la vie chère, de la santé ou de l'éducation».
«Afin de masquer ses échecs, ce gouvernement en fin de mandat a choisi de diviser en ciblant de manière malicieuse les personnes migrantes, les médecins et les syndicats comme étant responsables des crises que nous traversons. Ce gouvernement abandonne également les milliers de travailleurs et travailleuses qui perdent leur emploi, ainsi que les entreprises en difficulté en raison de la guerre tarifaire que livrent nos voisins du Sud. Il est où le plan de sortie de crise?», ont lancé la présidente et le secrétaire général de la FTQ, Magali Picard et Olivier Carrière.
Comme la CSQ la veille, la FTQ s'en est aussi pris aux dernières réformes législatives du gouvernement caquiste.
«La population du Québec doit également prendre conscience des dérives démocratiques de ce gouvernement avec ses projets de loi et lois qui n'ont qu'un seul objectif : museler la société civile et les organisations syndicales en s'ingérant dans leur gouvernance et leurs droits de contester des lois arbitraires. Le projet de loi sur la Constitution écrit sur un coin de table est un autre exemple de cette dérive. Un projet de loi qui menace également le droit des femmes à l'avortement», a tonné la présidente, Magali Picard.
Au fédéral, la FTQ a fait savoir qu'elle entendait poursuivre ses échanges avec le gouvernement libéral, «qui croit au dialogue social tout en restant consciente qu'il y aura des batailles à mener».
Pour les prochains mois, la centrale syndicale veut poursuivre le travail de réflexion avec ses partenaires syndicaux dans le cadre des États généraux du syndicalisme. En vue des prochaines élections provinciales qui auront lieu cette année, la FTQ «compte bien faire entendre la voix des travailleurs sur les enjeux du prochain scrutin».
«Plus que jamais et forte de ses mandats, la FTQ reste déterminée à défendre le modèle québécois hérité de nos prédécesseurs. La mission de la FTQ demeure la même : défendre la dignité au travail, améliorer la vie des gens et notre filet social pour bâtir ensemble une société encore plus juste, plus égalitaire, plus inclusive et plus verte», ont conclu les leaders de la FTQ.